MØ, Rudimental, Lost Frequencies, un triplé parfait pour le dernier jour du BSF

C'était le dernier, mais certainement pas le moindre. La 18e édition du Brussels Summer Festival s'est clôturée en beauté dimanche soir. Entre shows de qualité, ambiance festive et public en feu, le BSF a redoré son blason.

©Audrey Vanbrabant

Dimanche après-midi, les organisateurs du festival tiraient un bilan positif des cinq jours écoulés. 57.000 visiteurs (quelques milliers de moins que l’année dernière), aucun incident à déclarer et le retour du beau temps dimanche : le BSF s’en sort bien. Pourtant, de notre côté on n’était pas ultra convaincu. Pas autant que les années précédentes disons. Mais, il faut bien le reconnaître, le dernier jour a pesé lourd dans la balance positive qu’on tire du festival.

Sans aucun doute, le grand retour du soleil y a fait pour beaucoup. En se réveillant dimanche matin, nombreux sont ceux qui ont dû tirer une tête jusque par terre. Il pleuvait (encore) et il allait falloir affronter une dizaine de concerts sous la drache nationale (encore). Heureusement, les aléas de notre météo étant ce qu’ils sont, une surprise n’est jamais à écarter. Hallelujah.

Des MØ qui résonnent

C’est le concert de la danoise MØ qui nous a intrigué en premier. Aux alentours de 19h la show girl débarquait sur la main stage de la place des Palais. Une énergie débordante, quelques mots de français, une joie d’être là complètement communicative : MØ nous a séduits de M à O. La chanteuse a proposé un spectacle crescendo. De ses morceaux les moins connus aux fameux Lean on (en duo avec Major Lazer, qui n’étaient pas présents on vous rassure) et son Final song (qu’elle a donc fait en dernier, logique). MØ était ravie d’être sur scène et en totale osmose avec son public.

©Audrey Vanbrabant

Rudimental monumental

Et il n’y a pas que le concert de la Danoise qui allait crescendo. La soirée globale sur la main stage aussi. Scène que nous n’avons d’ailleurs pas quitté tellement l’enchaînement des concerts nous empêchait d’aller voir ailleurs. Une poignée de minutes plus tard, le groupe anglais Rudimental faisait une entrée fracassante. Les six membres ont su faire bouger les milliers de festivaliers amassés sur les pavés de la place. Musiciens talentueux, chanteurs aux voix impressionnantes, costumes farfelus, lumières, interactions, tout y était.

Parce que non, Rudimental ne se contente pas de passer des sons compilés sur une clé USB comme on en connaît d’autres. Et il faut bien reconnaître que le groupe britannique est une machine à tubes. These days, Sun comes up et, évidemment, leur monumental Waiting all night. Leur énergie inépuisable couplée à la réactivité du public ont donné une heure de spectacle que beaucoup de festivaliers qualifient déjà de « meilleur de tout le BSF 2019 ».

Are you with me ?

À peine le temps de se remettre de ses émotions (et de reposer un peu ses genoux) qu’il est temps de faire place au dernier artiste de cette dernière journée. Comment mieux finir un festival à Bruxelles que par le concert d’un dj bruxellois ? Félix De Laet, alias Lost Frequencies, avait la lourde mission de conclure ce BSF. Et c’est un challenge qu’il a brillamment relevé. Peu avant son set, Lost Frequencies nous confiait qu’il avait préparé un spectacle taillé sur mesure. Promesse tenue. En plus de ses titres habituels, le jeune dj a présenté des nouveaux morceaux et un remix du célèbre Flou d’Angèle spécialement imaginé pour l’occasion. Entre paillettes, canons à fumée et serpentins, le show était total. À noter également la chemise originale de Lost Frequencies à base de sa propre tête. Why not ?

On n’en démordra pas, ce BSF 2019 était en dents de scie. Ce sont des choses qui arrivent. Le mauvais temps persistant aura eu quelque peu raison de la bonne volonté des festivaliers. Reste que ces cinq jours se terminent sur une note plus que positive. Et, après tout, ce qu’il se passe en dernier reste davantage dans les mémoires que le reste. À l’année prochaine ?

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