Toni Morrison : dix citations mémorables

La romancière, première Afro-Américaine a recevoir le prix Nobel de littérature, est décédée à l'âge de 88 ans. Elle laisse derrière elle un héritage incroyable.

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« Ses romans, caractérisés par une force visionnaire et une vitalité poétique, donnent vie à un aspect essentiel de la réalité américaine. » Voici comment le comité du prix Nobel a décrit Toni Morrison avant de lui remettre le prix Nobel de littérature en 1993. Née Chloe Wofford à Lorain, dans l’Ohio, elle était auteur, professeur à la prestigieuse Université de Princeton et mentor pour de nombreuses personnes. Dans les années cinquante, Chloe est devenue Toni Morrison. À Howard, on commence à l’appeler «Toni» et en 1958, elle épouse l’architecte Harold Morrison. Elle gardera son nom de famille.

Son œuvre, qui exprime la vie et l’identité Noire aux États-Unis -au passé comme au présent- a un attrait universel. Sa puissance littéraire, intellectuelle et humaine a guidé des milliers de lecteurs, avide de découvrir sa lecture du monde. De retrouver leur place. Comme elle l’a souvent expliqué, Morrison a commencé à écrire parce que les livres qu’elle voulait lire n’existaient pas. Cette grande romancière, qui laisse en héritage des joyaux comme Beloved ou The Bluest Eye, nous a quitté lundi soir à l’âge de 88 ans.

« Recevoir le pouvoir de dominer autrui est chose difficile, s’emparer de force de ce pouvoir est chose erronée, donner ce pouvoir sur soi-même à autrui est chose mauvaise. »

« Si tu veux voler, tu dois te libérer de tout ce qui te pèse. »

« Les insultes font partie des ennuis de l’existence, comme les poux. »

« Les États-Unis ont fait de la couleur de peau le ciment de la nation américaine. »

« À un certain moment de la vie, la beauté du monde se suffit. Il n’est pas nécessaire de la photographier, de la peindre ou même de s’en souvenir. Elle se suffit. »

« Tu dis que tu vois des esclaves plus libres que des hommes libres. L’un est un lion dans la peau d’un baudet. L’autre est un baudet dans la peau d’un lion. »

« La fonction, la fonction très grave du racisme est la distraction. Cela vous empêche de faire votre travail. »

« De nos jours, on juge le silence étrange et ceux de ma race, pour la plupart, ont oublié combien peut être beau le fait de signifier beaucoup en disant peu. »

« Venez préparé ou ne venez pas. »

« La vie et le travail d’un écrivain ne sont pas un cadeau pour l’humanité; ils sont sa nécessité. »

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