Disney : 8 milliards au box-office, mais des soucis quand même

Alors que l’année 2019 est loin d’être finie, Disney a déjà généré 8 milliards au box-office. Mais sa vaste stratégie d’expansion lui joue des tours.

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Disney passera, sans aucun doute, le cap inédit des 10 milliards de dollars de revenus en billets écoulés d’ici fin 2019. Avec les succès combinés d’Aladdin (1 milliard de dollars pour l’instant), de Captain Marvel (1,1 milliards de dollars) et de Avengers : Endgame (2,8 milliards d’euros), et ceux à venir de La Reine des Neiges 2 et de Star Wars 9, les studios Disney peuvent déjà sabler le champagne.

Le groupe aux grandes oreilles a également annoncé avoir généré 21 milliards de dollars de revenus, toutes activités confondues, pour le seul troisième trimestre de son année fiscale. Bémol : Wall Street n’est guère enchanté par le bénéfice net, qui a décliné de 51% pour atteindre 1,4 milliards de dollars. La faute aux coûts opérationnels qui ont explosé après le rachat de la 21st Century Fox – pour la bagatelle de 71 milliards de dollars – et les parts acquises dans le service de streaming Hulu.

21st Century Flop

Disney pensait pouvoir aisément passer la démultipliée en étendant ses activités, mais a quelque peu déchanté en constatant le flop réalisé par Dark Phoenix, production estampillée 21st Century Fox. Le dernier volet de la saga X-men a causé un déficit d’exploitation à hauteur de 135 millions de dollars, de quoi plomber la note de frais ainsi que la confiance de la bourse et des investisseurs. La 21st, un peu rouillée, n’est pas encore la machine à blockbusters que Disney voudrait qu’elle redevienne.

Toutefois, Disney ne compte pas se borner à son portefeuille d’activités déjà très fourni et prépare depuis longtemps la riposte face aux géants du streaming que sont Netflix et Amazon Prime, ainsi que le nouveau venu Apple TV+. Le 12 novembre, le groupe lancera un bouquet de ses services streaming comprenant Disney +, son offre familiale, Hulu, son offre “adulte”, et ESPN, son offre sportive, pour un abonnement mensuel de 13 dollars, soit moins que tous ses concurrents.

Après cette période faste, Disney devra sans doute passer en mode mineur et réduire ses activités pour 2020. Mais, tant qu’ils ne recrutent pas Roman Polanski ou Woody Allen, ça ne devrait pas prêter à conséquence.

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