Bigflo et Oli ont clôturé un Ronquières Festival de tous les records

Le duo des frangins toulousains a séduit les kids à Bâbord du Plan incliné. C’est pourtant Clara Luciani qui a livré la prestation la plus intense de cette journée du festival qui va encore s’agrandir en 2020.

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Problèmes techniques, seul retard du week-end, prestation émaillée de trop longs bavardages entres les chansons mais pourtant des milliers de jeunes filles et de jeunes garçons qui avaient la banane aux lèvres pendant le concert de Bigflo et Oli. C’est la dernière image aussi contrastée qu’impressionnante que nous garderons d’une huitième édition du Ronquières Festival qui s’est clôturée ce dimanche avec un nouveau record de fréquentation. Avec plus de 48.000 personnes présente à Tribord et à Bâbord du Plan Incliné, le Ronquières Festival a montré que ses choix artistiques (une affiche de gros noms fédérateurs et de jeunes talents émergents) et ses ambitions mesurées (deux jours, deux scènes) séduisent un public familial de plus en plus large.

Un troisième jour en 2020?

Si le site a gagné en espace par rapport à ses éditions précédentes, il devrait encore être optimalisé pour l’année prochaine. Fort de leur succès et des réactions positives unanimes des artistes, les organisateurs réfléchissent à l’idée d’ajouter une troisième journée de festival qui se déroulerait toujours le premier week-end d’août, mais donc du vendredi au dimanche. La piste d’une troisième scène  a aussi été évoquée et les plus jeunes des habitués rêvent déjà d’Aya Nakamura comme tête d’affiche. Wait and see. On espère toutefois que le Ronquières Festival ne tombe pas dans une surenchère inutile. Avec le principe actuel de deux scènes où les artistes jouent en alternance, il s’agit aujourd’hui du seul festival où le spectateur a l’opportunité horaire de suivre toutes les prestations. Et demandez à de jeunes pousses comme Claire Laffut, Juicy, Glauque ou encore Last Train, quel bonheur ça procure de jouer devant plus de 20.000 personnes tout en étant programmées en début d’après-midi.

Bigflo et Oli, la vie de rêve

Ce dimanche, les enfants n’avaient que deux noms en tête: Bigflo et Oli. Oli et Bigflo. Les frangins toulousains enchaînent les dates en Belgique et c’est à chaque fois jour de fête. Ils reviennent encore ce 19 octobre au Palais 12 de Bruxelles. Musiciens de formation, sympas, authentiques dans le verbe et dans le geste, ils ont enchaîné les tubes de « La Cour des Grands », « La Vraie Vie » et « La Vie de Rêve », trilogie contant leur ascension et leur quête initiatique dans lesquelles beaucoup de jeunes trouvent matière à identification. Ils balancent une très (trop) longue introduction, tchatchent beaucoup, chambrent l’assistance, ont une pensée pour les papas qui avaient sans doute autre chose de mieux à faire un dimanche ensoleillé d’août, n’oublient pas les mamans et maîtrisent déjà parfaitement les codes pour tenir l’assistance en haleine.

L’élégance pop/rock de Clara Luciani

Souffrant pourtant d’une gastro, Clara Luciani a volé la vedette ce dimanche. Depuis la sortie de son premier album « Sainte-Victoire », on l’a vue plusieurs fois en salle. Elle était déjà aux Francofolies de Spa le jour de notre Fête nationale. Mais ce dimanche, Clara Luciani a juste été parfaite. Un set intense, ni trop court, ni trop long. Des musiciens qui se donnent à fond et s’amusent encore alors qu’ils ont plus de cent dates de tournée au compteur. Des chansons poignantes qui parlent aux femmes, font réfléchir les hommes, mais savent aussi nous faire tanguer, danse et voyager. Avec ou sans sa gratte électrique, dans les morceaux les plus rock ou toute seule dans l’exercice jamais évident en festival de la ballade guitare/voix (Drôle d’époque dans une version à donner des frissons), dans ses pas de danse ou sa gestuelle sobre, Clara Luciani est l’élégance pop/rock incarnée. Elle nous revient le 25 août aux Solidarités, à Namur, et sera en interview dans Moustique le 21 août.

 

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