Lord Esperanza, Ibeyi et Thylacine: un premier jour endiablé au festival Esperanzah!

La 18e édition du festival alternatif s’ouvrait ce vendredi avec une programmation soul, R&B, rap et électro. De quoi mettre tout le monde d’accord sur les hauteurs ensoleillées de l’abbaye de Floreffe. Débrief après une journée bien chargée.

Lord Esperanza © Noémie Jadoulle

Les bonnes ondes de Delgres ont marqué le coup d’envoi d’Esperanzah!. Le trio de blues caribéen s’est chargé d’accueillir chaleureusement les premiers festivaliers qui n’ont pas longtemps résisté à l’énergie communicative du groupe. Mais très vite, il fallait déjà se rendre sur la scène Futuro, tout en bas de l’abbaye, pour ne pas manquer Lord Esperanza, le rappeur français à la notoriété croissante. Le jeune Parisien de 22 ans était comme chez lui dans un festival qui porte presque son nom. Il nous confiait juste avant en interview avoir préparé plusieurs blagues sur le sujet comme: “C’est la troisième année consécutive qu’on organise le festival, on est très heureux“. Le garçon a le sens de l’humour… et de l’énergie à revendre ! Enchaînant les sauts sur scène, Lord Esperanza a livré une prestation impressionnante dont l’énergie fut récompensée par un public très échauffé.

© Noémie JadoulleLord Esperanza © Noémie Jadoulle

De la bouffe et du rap

Le concert fini, on a plus d’une heure à tuer avant le prochain artiste. Le temps de se rassasier avec un plat qui fait voyager. Pad thai, hamburger à l’américaine, mets africains ou pâtes carbonara, on regrette presque que le festival ne dure pas plus longtemps pour pouvoir tout goûter ! 

© Martin MonserezGlauque © Martin Monserez

On se glisse ensuite parmi la foule de plus en plus dense pour rejoindre la scène Alpha, juste en face des foodtrucks, où Glauque est attendu par de nombreux fans. Le public est presque à l’étroit devant la plus petite scène du festival. L’énergie du groupe belge est communicative et les festivaliers n’hésitent pas à déclamer en cœur les rimes parfois romantiques parfois brutes des Namurois.

Infatiguables Ibeyi 

© Martin MonserezIbeyi © Martin Monserez

Devant la grande scène, la foule s’est déjà amassée pour attendre les seules artistes féminines de la journée, les sœurs du groupe Ibeyi (38% des artistes programmés cette année sont des femmes). Voix magistrales, mélodies harmonieuses et beats endiablés, les têtes d’affiche de ce premier jour de festival ont tout donné. Et les deux femmes n’ont pas oublié qu’elles étaient dans un festival engagé. Elles en ont donc profité pour rappeler les propos sexistes (et tristement célèbres) du président américain Donald Trump ‘Grab them by the pussy’. En guise de réponse, les chanteuses reprennent les paroles de Michelle Obama : ‘On juge une société à la façon dont elle traite ses femmes et ses filles’. On aurait pas dit mieux. Infatigables (l’écriteau géant sur scène indiquant “We Are Deathless“ nous avait prévenu), les deux sœurs ont assuré le show.

Jusqu’au bout de la nuit

En fin de soirée, l’afterparty a pris des sons de saxophone et d’électro grâce à Thylacine, le DJ originaire d’Angers. Le spectacle n’était pas que sonore: un écran géant derrière le musicien affichait de magnifiques images de voyage tandis que les lumières orchestraient leur propre chorégraphie. L’artiste a ensuite laissé la place à Monolink qui s’est chargé d’accompagner les festivaliers jusqu’à 2h30 du matin. 

© Martin MonserezThylacine © Martin Monserez

Sans oublier Danakil, DUB FX, Babylon Trio et Mezerg, la première journée du festival Esperanzah! est certainement une réussite. Éreintés, on file vite se coucher, car la fête ne fait que commencer. 

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