« Designated Survivor, 60 days » : en quête de rédemption

Netflix offre à la série politique la possibilité de se racheter une conduite. Un pari réussi?

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Au regard du titre, on aurait pu croire à un spin-off. Voire à un téléfilm. Mais non. Loin d’être une prolongation du Designated Survivor américain (dont la saison 3 est en cours sur Netflix), cette nouvelle production est en réalité un remake sud-coréen de la série du même nom, portée par Kiefer Sutherland (l’ex-Jack Bauer de 24 heures chrono). Les ressemblances avec son modèle de départ, on s’en doute, sont multiples. À l’instar du format US, cette resucée met en scène la mort de tout un gouvernement dans l’effondrement de l’Assemblée nationale coréenne, provoquée par l’explosion d’une bombe (chez l’Oncle Sam, c’était le Capitole qui était visé).

Seul à avoir réchappé à la catastrophe, le ministre de l’Environnement Park Mu-jin (Ji Jin-hee – photo) est contraint de diriger le pays et de le redresser après cet attentat. De même, Han Na-kyeong (Kang Han-na), l’une des femmes agissant pour les services de renseignement, rappelle le personnage de Hannah Walls (interprété par Maggie Q dans la série originale). Mais ici, ce président remplaçant n’a que 60 jours devant lui pour y parvenir. On espère que cette divergence permette au feuilleton de muscler ses enjeux, et évite l’écueil de la version américaine qui, passé la fascination que suscitaient ses premiers épisodes, a eu du mal à trouver son identité et perdu de nombreux téléspectateurs.

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