« Lucky Man » : Le jour de chance

L’auteur américain Stan Lee a imaginé un anti-héros pour une nouvelle série britannique.

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Et si vous pouviez contrôler la chance? Serait-ce le plus grand pouvoir donné à un homme ou son pire cauchemar? Dans l’esprit de Stan Lee (la légende de Marvel, décédée le 12 novembre 2018), un autre genre de super-héros apparaît dans cette audacieuse série d’action britannique. James Nesbitt interprète le rôle de Harry Clayton, un détective spécialisé dans les homicides à Londres. Il est brillant mais imparfait. Carrément au bout du rouleau, l’homme vit une période compliquée. Joueur compulsif, il est sur le point de tout perdre: sa famille, son job et ses derniers deniers. Au casino, Harry rencontre la belle et énigmatique Eve (Sienna Guillory) qui lui donne un bracelet mystérieux censé doter son propriétaire d’une immense chance. À sa surprise, ce porte-bonheur semble fonctionner. Mais ce genre de cadeau a un prix…

Première série télévisée créée par Stan Lee et adaptée de sa bande dessinée, Lucky Man a été diffusé pour la première fois en Grande-Bretagne en 2016, puis sur La Deux l’année suivante. La voilà enfin sur France 2. Avec dix épisodes de 52 minutes, la saison 1 s’installe facilement et sans forcer. Londres, l’autre grande vedette de la fiction, est filmée sous son meilleur jour avec des vues spectaculaires de la Tamise, de Brick Lane, du pont du Millennium, de Tate Modern et du Sénat. L’acteur irlandais James Nesbitt, homme mature dépourvu de muscles et plutôt détestable, représente l’antihéros idéal, loin des Spider-Man, Iron Man et autres personnages surdimensionnés. Différente et originale (les Anglais ne font rien comme tout le monde), la série se démarque grâce à une intrigue amusante et à son lot d’actions impressionnantes. De quoi nous tenir en haleine pour les saisons 2 et 3 qui sont déjà dans la boîte.

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