Patrick Bruel, le grand pro des Francofolies

L’artiste français a rappelé une nouvelle fois à Spa ce que la notion de chanteur populaire, dans le sens  le plus noble du terme, signifiait. Respect total.

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En 2019, Patrick Bruel reste Patrick Bruel. Voilà un artiste qui ne se contente pas de faire le job sur scène, mais il le fait encore avec passion et ajoute en amont de sa prestation live une attitude irréprochable, généreuse, professionnelle et profondément humaine. Ceci, tant à l’égard de  son public qu’avec son entourage ou les médias.

Ce samedi, tous ceux qui avaient acheté un billet pour cette troisième journée de festival venaient pour Patrick Bruel. C’est bien simple, plus d’heure avant son spectacle, il ne restait plus grand monde devant les autres scènes du Parc de 7 Heures. Un spectacle étonnant. Alors que nous assistions à l’excellente prestation de Feu! Chatterton sur la scène Proximus, plusieurs milliers de personnes nous tournaient le dos et se positionnaient déjà pour leur idole sans prêter attention et oreilles aux envolées lyriques de l’excellente formation rock parisienne qui jouait pourtant à quelques mètres d’eux.


Bruel a répondu à toutes les attentes avec un concert de deux heures à la setlist quelque peu adaptée en « mode festival » par rapport à ses quatre concerts forestois  de février et mai dernier. Mais avant ce triomphe annoncé, nous l’avions déjà croisé à plusieurs reprises sur le site du festival ou aux alentours.  Devant son hôtel, il a accepté toutes les demandes de selfies  des fans les plus hystériques. Fait rare pour une grosse tête d’affiche, il a donné un conférence de presse (Angèle a annulé la sienne prévue ce dimanche)  pour répondre aux questions de médias et blogs régionaux qui n’ont pas toujours accès à des artistes de ce rang.

Patrick Bruel a aussi pris le temps de rencontrer longuement Joëlle, une policière de la zone Bruxelles-Capitale qui est en phase terminale d’un cancer.  Autre scène touchante, lors qu’il devait retraverser le site du festival pour regagner le backstage, Patrick Bruel a été escorté par des gardes du corps en plein milieu du concert chaud boulette de Mustii. D’autres que lui auraient foncé tête baissée ou demander de faire un détour pour éviter « le peuple ». Lui, il s’est arrêté, s’est laissé prendre en photo, a serré des mains, donner des bisous et des accolades. Sans un signe d’énervement ou d’impatience. Mais avec un grand sourire. Et le plus dingue, c’est qu’il a dû avoir un tel comportement la veille sur une date française et l’aura pour son prochain festival. Un mec bien ce Patrick.

Patrick Bruel nous reviendra encore les 27 et 28 novembre, ainsi que le 21 décembre à Forest National. Il n’a jamais été aussi populaire. Son dernier album « Ce soir on sort » y est pour beaucoup. Mais avec ce qu’il a montré ce samedi à Spa, on comprend mieux cette Bruelmania version 2.1. Chapeau bas.

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