Anita: le premier court-métrage de Félicien Bogaerts inspiré de Greta Thunberg

Ces jours-ci, l'éclectique Félicien Bogaerts met en boîte Anita, un premier court-métrage collectif de fiction, inspiré de la jeune militante suédoise Greta Thunberg. Avec deux comédiens de la série Ennemi Public au casting.

© Belga Image / RTBF

Créateur de contenus web (Le Biais Vert, J-Terre), animateur sur la RTBF (Plan Cult, Classic 21) et soucieux, plus que jamais, d’interpeller le public sur les questions écologiques, le décidément proactif Félicien Bogaerts, du haut de ses 22 ans, boucle le tournage d’Anita, son premier court-métrage « sérieux » (précise-t-il), librement inspiré de Greta Thunberg, l’icône mondiale des jeunes pour le climat.

Ce film court, tourné à Bruxelles et à Namur, et dont la durée oscillera entre 7 et 8 minutes, évoque le parcours d’une jeune ado (campée par Fantine Harduin, révélée dans Belgium’s Got Talent et vue entre autres chez Haneke et dans Ennemi Public), qui porte sur ses épaules un poids bien trop lourd pour elle: alors qu’on la reçoit partout (médias, parlement…) et que son message parvient à toucher le monde entier, rien n’a changé depuis les débuts de son mouvement, pendant que les projections scientifiques s’aggravent. C’est alors que le mystérieux Thanas (Angelo Bison, le désormais célèbre Béranger d’Ennemi Public) va surgir dans sa vie. Sans dévoiler davantage, le casting se complète des Français Lénie Chérino (Professeur Feuillage) et Pierre Cachia.

On va être forcé à une résilience matérielle non-choisie, et elle sera très violente.

Imaginé il y a à peine deux mois, co-écrit et co-réalisé par deux habituels comparses autodidactes de Bogaerts (le Belge Ilyas Sfar et le Français Arnaud Huck) et auto-produit – un budget a pu être réuni via un restant de financement participatif de la chaîne Youtube du Biais Vert -, Anita n’exclut pas d’autres partenariats. Le film, qui traite de thèmes en vogue (capitalisme vert, réseaux sociaux…) se destine au moins au web francophone (Facebook, Youtube…), mais ses concepteurs ambitionnent un parcours en salle (festivals…), en vue de susciter des débats. « Beaucoup imaginent un avenir où on sera tous connectés technologiquement. Or nous pensons exactement l’inverse! », clame Félicien Bogaerts, « On va en fait être forcé à une résilience matérielle non-choisie, et elle sera très violente. On aimerait qu’Anita serve donc à questionner, pour tenter de voir plus loin ». Affaire à (rapidement) suivre…

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