6 idées de parcs à découvrir en Belgique

Plus courus que jamais, les parcs forment le nouveau terrain de jeu du life style. On en squatte quelques-uns, en attendant d’en découvrir d’autres.

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Parc Josaphat, Schaerbeek

Au gré des allées qui se faufilent sur 20 ha entre les pelouses et un chapelet de petits étangs, l’on rencontre des serres, un tir à l’arc, une cascade, des étangs, une ferme, un poulailler, des ânes, une aire de jeux. Parfois, un lapin aussi, fuyant d’un buisson à l’autre. Avant même que ce parc, aménagé en 1904 par le paysagiste Edmond Galoppin, ne soit ouvert au public, les citadins venaient ici manger une tartine au fromage en buvant une gueuze dans l’une ou l’autre ferme. C’est toujours le cas à la Laiterie, récemment remise au goût du jour. L’on peut aussi s’acheter, chez Josaphine’s, de la park food, veggie ou baguette saucisson- fromage, livrée dans un panier d’osier, couverture de sol comprise! Pour les joggeurs, les familles, les amateurs de bronzette, les gens sans jardin, parfois venus de communes plus lointaines, le parc est la sortie du dimanche, un lieu où faire du cardio et engranger de la vitamine D. Le Central Park de Bruxelles, comme on l’entend souvent! Et si l’on y rencontre des parterres d’herbes poussant au gré de leur fantaisie, c’est voulu, participation à la biodiversité oblige!

>> Plusieurs entrées, dont celle de la rue des Azalées, 1030 Bruxelles.

Le Parc de Forest

Du haut de ce parc de 13 hectares, à la frontière de Forest et de Saint-Gilles, le panorama sur la ville est génial. Ce n’est pourtant pas cela qui en fait, dès le printemps, un des lieux les plus fréquentés par les hipsters, bobos, ados, familles multiculturelles, mais sa Guinguette – son pop-up bar – où l’on peut boire un verre dans un transat, grignoter bio, écouter de la musique. Véritable bulle dans la ville, ce kiosque éphémère vient d’entamer sa quatrième saison. Son nom – La Guinguette – évoque les cabarets populaires très fréquentés dès la fin du XIXe siècle dans la banlieue parisienne et en bord de Seine. Très tendance, ce pop-up bar a déjà fait sept émules dans la capitale. On peut ainsi aller chez Maurice au Cinquantenaire, chez Jeanne au Rouge Cloître, chez Émile au Parc Duden, chez André à Laeken, chez Gisèle à La Cambre, chez Henri dans le Parc Georges Henri à Woluwe-Saint- Lambert. Et au Parc Baudouin, cela se passe évidemment chez Fabiola! 

La Boverie Liège

Ancré au coeur d’une île formée par la Meuse et la Dérivation, ce parc liégeois jouit d’un environnement exceptionnel. En 2016, la réouverture du musée du même nom et l’inauguration d’une élégante passerelle cyclo-pédestre – la Belle Liégeoise – reliant l’île au quartier des Guillemins lui ont redonné de l’éclat. Les Liégeois en apprécient les points d’eau, les canards, la plaine de jeux, la roseraie et une belle variété d’arbres. On y va pour faire la sieste, prendre l’air à la sortie du bureau, pique-niquer ou souffler après avoir arpenté la Cité ardente ou tout près, La Boverie-Musée, où l’on aura apprécié pas à pas les collections d’une grande richesse ou l’expo du moment. Une bonne idée, arriver à La Boverie, parc et musée, via les berges, joliment réaménagées ou, si l’on veut sa part de rêve, via un bateau-navette depuis le centre. Chefs-d’oeuvre, jusqu’au 18/8.

©Belga Images

Le Parc de Mariemont, Morlanwelz

Mariemont, comme on dit, c’est à la fois un musée où la Chine côtoie l’Égypte, la Grèce et la Rome antique et aussi le passé du Hainaut. C’est aussi un parc de 45 ha, somptueux – le mot n’est pas trop fort – planté d’essences rares, voire séculaires, de rhododendrons, d’azalées et doté d’une roseraie délicatement odorante. Au détour des sentiers, l’on découvre aussi des bronzes monumentaux, dont ce Grand Bouddha Amida, surpris sur son lotus en pleine séance de méditation. Créé par Marie de Hongrie au XVIe siècle, d’où son nom, le domaine a été acquis au XIXe siècle par une famille d’industriels, les Warocqué, dont Raoul, le plus célèbre et le plus fou de culture. Répertorié comme réserve d’oiseaux (écoutez-les, c’est inspirant!), le domaine est classé site exceptionnel de Wallonie. Sans que ce titre ne plombe son côté chaleureux, familial: les mômes s’ébattent du côté des grandes pelouses tandis que leurs jeunes parents se concentrent sur leur smartphone, à deux pas des ruines de l’ancien château de Charles de Lorraine, avant de retourner à la maison, plus zen que jamais! Surtout s’ils se sont offert, toujours à Mariemont, une de ces cérémonies du thé qui y sont régulièrement proposées.

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Bois des Rêves, Ottignies

Soixante-sept hectares, une plaine de jeux, une piscine extérieure, un espace “bain de soleil” sur gazon, des BBQ à disposition… Avec tous ces atouts, le Domaine du Bois des Rêves est d’abord un parc à loisirs, comme celui, bien connu, de Chevetogne. Mais en plus de ces séduisantes attractions, ce bois fait aussi et pleinement office de parc. À savoir un lieu où il fait bon s’imbiber de chlorophylle, dans un environnement d’un grand intérêt botanique. Marcheurs pépères ou joggeurs aguerris, attentifs aux battements de leur coeur, s’y adonnent également à leur sport favori à travers 17 km de chemins balisés dont un circuit fléché de près de 9 km reliant le Bois des Rêves à celui de Lauzelle. Dans le bel étang, quelques joyeux palmipèdes barbotent en parfaite symbiose avec ce monde des humains. Bref, ce bois, plein de jolies ressources, n’a pas usurpé son nom! 

Middelheimpark, Anvers

Où côtoyer la dynamique Vierge folle de Rik Wouters, le Balzac de Rodin, La rivière de Maillol, ou encore Bourdelle, Henry Moore, Calder, Panamarenko, Ai Weiwei, soit quelques 400 oeuvres au total? C’est ici, dans cet exceptionnel “Musée de la Sculpture en plein air”. Il a été créé en 1950, dans un quartier huppé d’Anvers sur 12 ha devenus 27 ha en 2000, ce qui a permis à ce musée communal de réaménager ses collections, toujours en pleine nature, et d’y développer des activités destinées aux jeunes. On peut aussi à tout moment faire simplement une petite balade dans ce parc pas comme les autres où même les plus fermés à l’art se laisseront séduire par la Marie-Lou de Permeke, tout en y profitant de la nature, de la terrasse et même s’il pleut, des oeuvres de la cafétéria. 

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