Aya Nakamura déclenche l’hystérie aux Ardentes

La chanteuse d’origine malienne a déjà signé l’une des toutes grosses prestations de cette édition 2019. On vous dit pourquoi c’est la Queen.

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Les filles au pouvoir! Du haut de ses 23 ans, Aya Nakamura a tout pigé. Les stats sur les réseaux sociaux, le buzz à chacune de ses vidéos postées sur YouTube, les articles sociétaux dont elle fait l’objet dans la presse généraliste, c’est bien. Montrer sur scène que tout ce qui lui arrive n’a rien de fake, c’est encore beaucoup mieux.

Fait assez rare pour un(e) artiste urbaine qui en est à ses débuts. La dame n’arrive pas seulement sur scène avec un dj et une clef USB. Elle est accompagnée de musiciens, de deux choristes  et d’un chanteur. Il y a de la guitare jouée en live, des claviers et surtout les rythmes subtils et chaloupés distillés par notre compatriote Simon Le Saint, DJ et batteur déjà repéré derrière Stromae

Roots africaines


Née à Bamako, élevée en milieu urbain à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), attirée par le milieu de la mode avant de trouver sa voie (et sa voix), dans la musique, Aya Nakamura  a imposé sa différence en deux albums (« Journée Intime » en 2015 et  « Nakamura » paru l’année dernière). Certains de ses textes évoquent sa fragilité, d’autres mettent en avant ses idées féministes et sa soif d’indépendance. Mais, c’est en insufflant des influences africaines, des vibes ondulées et du sourire dans ses productions hip-hop, pop et R&B qu’Aya se distingue de la concurrence.

Copines

Sourire aux lèvres durant toute l’heure de concert servi sous le soleil et à l’heure de l’apéro, Aya enchaîne ses tubes et fait voler la poussière du parc Astrid dans une ambiance d’hystérie collective mais toujours bon enfant. Djadja servi très tôt dans le set, Pookie, Comportement, Copines (« Mais t’es la plus bonne-bonne-bonne de mes copines. À mes copines, à mes copines »)… Tous ses tubes y passent sans temps mort et surtout sans répéter indéfiniment les mêmes codes et structures mélodiques.

Body et hauts talons

Body fluo jaune, pompes à hauts talons assorties, chevelure d’un mètre de long, ongles aussi étirés que les doigts des mains, Aya Nakamura danse, chante pour de vrai, relance constamment son public qui n’en a pourtant pas besoin, prend la pose sans jamais tomber dans la vulgarité et montre, finalement, que son projet artistique a du sens et de la profondeur. Ce jeudi, Aya était la Queen. Il n’y a aucun doute là-dessus.

Le 25/9 aux Solidarités, Namur.
Le 25/11 à Forest National, Bruxelles
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Photos : Audrey Vanbrabant

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