Cinéma: le pic des biopics

Peintres, écrivains, chanteurs… Les biopics consacrés aux artistes ont toujours eu la cote au cinéma.

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Ce n’est pas le tout récent – et excellent – Rocketman, consacré à Elton John, qui risque d’inverser la tendance: les biopics évoquant le parcours d’ar- tistes célèbres continuent d’inspirer les scénaristes et de plaire au public. Les exemples récents sont légion: Willem Dafoe était impressionnant en Van Gogh dans At Eternity’s Gate, Keira Knightley se montrait particulièrement convaincante dans Colette, tandis que les plus discrets mais tout aussi intéressants 3 jours à Quiberon (Romy Schneider) et Edmond (Rostand) offraient un éclairage original sur une tranche de vie des personnalités concernées.

Un biopic donne envie au spectateur de se (re)plonger dans l’œuvre de l’artiste évoqué, sans pour autant passer la brosse à reluire à ceux qui étaient, certes, des génies créatifs, mais pas dépourvus de failles ni d’autres zones d’ombre. Mission accomplie pour Alberto Giacometti: The Final Portrait, qui retrace un épisode bien précis de la vie du peintre et nous emmène dans son atelier parisien, au cœur des années 60. “J’ai toujours été intéressé par le processus de création: pourquoi vous faites ce que vous faites en tant qu’artiste, et par la relation qu’entretient un artiste avec son travail et la société qui l’entoure”, expliquait le réalisateur Stanley Tucci, grand admirateur de Giacometti. Si ce dernier, en perfectionniste maladif, estimait que “de toute façon, un portrait reste toujours inachevé”, Geoffrey Rush campe le peintre de manière saisissante et dépeint un tableau captivant des dilemmes du processus artistique.

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