Maxime Le Forestier en cinq chansons

L’interview fleuve c’est dans le Moustique de cette semaine. Pour célébrer son nouvel album «  Paraître et ne pas Être  » et ses cinquante ans de carrière, retour sur cinq mélodies intemporelles. Il est libre, Max…

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Date Limite, extrait de « Paraître ou ne pas être », 2019

Placée en ouverture de son dernier et recommandable nouvel album, Date Limite évoque notamment cette part d’enfance qui reste en nous jusqu’au bout de la vie. « Pour moi, il n’y a pas de date limite pour l’enfance », explique Maxime Le Forestier dans l’interview publiée dans le Moustique de cette semaine.  « J’ai toujours gardé une part d’enfance, celle où il est question d’insouciance, de liberté et de naïveté. Les enfants ne pensent pas à la mort, ils ne connaissent pas la nostalgie, ils sont dans le présent et dans le futur. Ça me convient. »

Passer ma route, extrait de « Passer ma route », 1995

La chanson figure sur l’album du même nom enregistré en 1985. Elle tourne alors en boucle en radio et vaut à Maxime Le Forestier une Victoire de la Musique. Nouvel album de voyages, «  Passer ma route  » est un gros succès public avec plus de 250.000 exemplaires écoulés.  La chanson Passer ma route s’étale sur près de 8 minutes dans sa version originale. Son rythme calme, profondément reggae dans l’âme, met parfaitement en valeur les paroles du chanteur (la musique est signée Jean-Pierre Sabar) qui évoque autant des voyages géographiques que ses voyages intérieurs.

Né quelque part, extrait de l’album « Né quelque part », 1988

Dans les années 80, Maxime Le Forestier découvre les synthés, met des chœurs féminins dans ses chansons, réinvente la notion de musique du monde et impose cette émouvante ode à la tolérance.  Le clip fait les beaux jours de MCM.   «Mon fils Philippe était scolarisé dans une école où cohabitaient dix-huit nationalités. Avec son copain Francis, fils de boat-people vietnamiens, ils allaient connaître les mêmes profs, les mêmes filles, et peut-être qu’à 16 ans ils voleraient une mobylette», se souvient le chanteur . La chanson sort alors que le Front National se fait de plus en plus présent dans le débat en France. Hymne antiraciste soudé par des sonorités africaines, Né quelque part doit son titre à  La Ballade des gens qui sont nés quelque part, de Georges Brassens, grande inspiration de Maxime Le Forestier.

Education sentimentale, tiré de l’album « Mon Frère », 1972

Le classique des classiques. Son texte est toujours appris aujourd’hui dans les écoles. Une guitare sèche, une voix chaude, des mots qui sonnent toujours juste en 2019. « Ce soir à la brume, nous irons, ma brune, cueillir des serments. Cette fleur sauvage qui fait des ravages dans les cœurs d’enfants  »… Très fort. Combien d’apprentis guitaristes ne sont pas cassé les ongles sur les accords de cette chanson folk qui réchauffe les âmes juvéniles dans les veillées scouts  ?

San Francisco, tiré de l’album « Mon Frère », 1972

En 1971, Maxime Le Forestier gagne le Grand Prix de la Chanson à Spa avec sa sœur Catherine. Avec l’argent, il part à San Francisco, découvre la vie en communauté, les hippies, l’amour libre, le hasch, les poètes de la beat generation. Cette « maison bleue accrochée à la colline », dont fait écho la chanson, est située au 3841 de la  18th street à San Francisco. Peinte en verte par ses nouveaux propriétaires, elle a été recolorée en bleu en 2011, quand on a célébré le quarantième anniversaire de la chanson. L’époque de l’insouciance et des utopies.

Pour découvrir l’interview fleuve de Maxime Le Forestier, rendez-vous en librairie à partir de ce mercredi ou dès maintenant sur notre édition numérique, sur iPad/iPhone et Android.

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