« Men In Black : International » : aussi vite vu, aussi vite oublié

On connaît la chanson : Hollywood est à court d'idées depuis bien longtemps, et les projets originaux sont trop rares, enfouis sous un amas de suites, de remakes et de films de superhéros.

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Sans surprise, en bon projet bien (trop ?) calibré, ce quatrième volet de la franchise Men In Black ne déroge pas à la règle. Le film de F. Gary Gray (Straight Outta Compton, The Fate of the Furious) se contente de suivre un cahier des charges établi en 1997, lors du premier Men in Black de Barry Sonnenfeld. Armes surpuissantes, aliens en tout genre, nom de codes et petites vannes, Men In Black : International n’oublie rien.

Si ce n’est qu’au fil des années, la franchise a pris un sacré coup de vieux, et que tout avait déjà été dit sur les hommes en noir. Le nouveau duo principal, Chris Hemsworth et Tessa Thompson, s’était déjà côtoyé sur le bien plus réussi Thor : Ragnarok. Ici, ils semblent perdus, comme s’ils avaient été victimes du célèbre « Neuralyzer », ce petit appareil présent dans tous les films et qui permet d’effacer la mémoire. Il faut dire que le scénario, bien trop classique (un enfant de 5 ans devinera le twist final sans peine) ne leur donne jamais l’occasion de défendre leur personnage. Une chose est certaine : « neuralysé » ou pas, le film est aussi vite vu, aussi vite oublié. Et pour une fois, personne ne s’en plaindra.

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