Jean Dujardin en 5 looks

A l'affiche cette semaine dans "Le daim" de Quentin Dupieux - le film le plus barré de la saison estivale - l'acteur français s'est imposé en multipliant les silhouettes et les styles.

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Loulou dans Un gars, une fille

C’est dans ce micro programme d’avant JT que le public découvre Jean Dujardin. La série marque le début des années 2000 avec ses saynètes mettant en scène le quotidien d’un jeune couple d’aujourd’hui – couple qu’il forme à l’écran avec son épouse à la ville, Alexandra Lamy. Dujardin impose un personnage vaguement macho fragile, en mode « je suis un homme mais j’ai toujours en moi le petit garçon qui ne cherche pas la sortie de secours. » Un sourire, une gueule, les manières de celui qui ne trie pas ses chaussettes et ne relève pas la planche de la cuvette pour faire ce qu’il à faire, le profil est stéréotypé mais cartonne, miroir des travers et des défauts de ses contemporains qui s’y reconnaissent.

Brice dans Brice de Nice

Une coupe, une mèche, une couleur, une langue, un style, une philosophie – voilà les éléments qui permettent d’identifier (même dans le noir) ce personnage de surfeur en attente de vagues. Son allure de beau gosse de la plage – un peu province, un peu Macumba, beaucoup pas très fute-fute – renvoie à un monde où la coolitude est un devoir. Inénarrable, le personnage est très populaire dans les cours de récréation qui l’élèvent au rang de modèle et le transforment en phénomène de société.

Hubert Bonisseur de la Bath dans OSS 117

Sans doute la meilleure composition comique de Jean Dujardin à ce jour… Tiré à quatre épingles, quelque part entre le James Bond bleu-blanc-rouge et l’agent secret façon « coq au vin », ce séducteur accumule toutes les tares du parfait connard – raciste, sexiste, égocentré, prétentieux et chauvin. Ce grand séducteur des années 50, aussi à l’aise en costume cravate qu’en maillot taille haute – arrive en pleine vague vintage et rencontre l’adhésion du public attiré par la mode du rétro. En passant, Dujardin réanime le fantôme d’Aldo Maccione, autre apollon un peu con-con…

 

George Valentin dans The Artist

A l’image de l’époque qu’il traverse – les années 20 – fidèle à la réputation de son milieu – l’industie du film à Hollywood – Georges Valentin présente la silhouette idéale de la star de cinéma. Les cheveux gominés au millimètre près, le smoking coupé sur mesure, le sourire publicitaire – une allure folle qui rappelle Gatsby, le glamour d’un Los Angeles perdu et les codes d’une élégance anglo-saxonne souvent imitée, jamais égalée. Malgré son destin triste et sa chute de popularité, George Valentin reste une leçon. De maintien et de courage.

Marie-Georges Picquart dans J’accuse

Une autre image – une de plus – dans la galerie de portraits de Jean Dujardin. En uniforme, et en belles moustaches, sourcils lustrés et regard pénétrant, l’acteur campe le lieutenant colonel Marie-Georges Picquart, personnalité centrale dans l’affaire Dreyfus qui déchire la France  au tournant du XXe siècle. Signé Roman Polansky, « J’accuse » est attendu à la fin de l’année et, après des films comme Un balcon sur la mer et La french, poursuit l’entreprise de démontage du profil comique de Dujardin

Pour découvrir l’interview de Jean Dujardin, rendez-vous en librairie à partir de ce mercredi ou dès maintenant sur notre édition numérique, sur iPad/iPhone et Android.

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