Le documentaire de Nekfeu, Les Étoiles Vagabondes, débarque sur Netflix

Vous n'aviez pas eu la chance de participer à la séance unique du documentaire de Nekfeu, Les étoiles vagabondes ? Pas grave puisqu'il débarque le 20 août sur Netflix. On vous raconte de quoi ça parle.

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Cet article a été publié initialement le 6 juin 2019 lors de la seule projection du documentaire Les étoiles vagabondes.

Un voyage au propre, comme au figuré, dans lequel il trimballe sa troupe, ses ambitions et son mal être. Le documentaire co-réalisé par Syrine Boulanouar, qui sert tant de making-of que de promo, démarre sur un postulat « Aujourd’hui, j’ai joué devant 80.000 personnes, mais je ne me suis jamais senti aussi seul. » On le découvre sur l’île Grecque de Mytilène où vit sa grand-mère : c’est ici que démarre un long périple qui va s’étendre sur plusieurs mois, un témoignage d’une vie qui semble vidée de son sens. L’artiste se livre, dans une mise en scène qui semble au début trop réfléchie, sur son angoisse de la page blanche. Face à son acolyte Doums, posé sur un toit de Paris avec Montmartre en toile de fond, il explique qu’il a pris du retard sur son troisième projet et qu’il ne sait pas comment l’appréhender. « Alors j’ai fait ce que je sais faire de mieux, fuir » Le rappeur parisien de 29 ans décide de prendre sa clique, ses claques et de quitter Paris en direction du Japon pour deux mois. La fuite en avant pour mieux se réinventer.

Escorté d’Hologram Lo’, le beatmaker qui l’accompagnait déjà sur 1995, de son manager Diabi, de Doums, du producteur Hugz Hefner, mais aussi de deux musiciens, Nekfeu cherche l’inspiration, gratte des textes, visite ce pays qui semble l’avoir toujours attiré. Il est en quête de sens. Comme il l’expliquera plus tard dans le documentaire, à force d’avoir couru derrière le succès pour ne pas qu’il s’échappe, d’avoir enchaîné les concerts et les performances, il s’était mis des œillères. La réalité l’a rattrapé. De retour à Paris, l’album est loin d’être terminé. La crainte est de tomber dans un album trop performatif. Direction Los Angeles pour une séance d’enregistrement en mode léger, seulement accompagné de son producteur Diabi.

De Bruxelles à la Nouvelle Orléans

Les Étoiles Vagabondes, c’est une manière pour le rappeur de se réapproprier sa propre histoire. De montrer le chemin de création, les rencontres qui ont pavé ces trois dernières années. Du studio bruxellois d’où naît sa collaboration avec Damso, le très réussi Tricheur, à la Nouvelle Orléans, périple extrêmement musical porté par l’énergie d’une ville qui transpire les mélodies, où la rencontre avec un batteur de rue se transforme en session d’enregistrement. Une étape marquée par l’arrivée d’un ouragan de force 1 qui fera finalement plus de bruit que de dégâts, la preuve avec le morceau Premier pas. Un documentaire qui se termine comme il a commencé, sur scène, face à 80.000 personnes. « Aujourd’hui, je ne me suis jamais senti aussi entouré. »

Le résultat ? Un album de dix-huit titres, tantôt sombre, tantôt porté par des bangers, qui évolue autour d’une colonne vertébrale très introspective. On retrouve des collaborations assez inattendues, comme ce titre avec Vanessa Paradis nommé Dans l’univers, qui évoque une relation sentimentale impossible. D’autres mettent en avant ses amis de toujours, dont Alpha Wann sur Compte les hommes, ou encore Nemir, avec qui il avait déjà collaboré sur Princesse. Un album qu’il défendra sur scène au festival Les Ardentes, le 4 juillet.

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