4 bonnes raisons d’aller faire un tour au Kinograph, le nouveau cinéma bruxellois

Depuis le début du mois de mai, le premier cinéma éphémère de Bruxelles, baptisé Kinograph, à ouvert ses portes au cœur de l'ancienne caserne Fritz Toussaint.

©Pierre-Yves Jortay Photography

Films cultes, nouveautés, documentaires, cartes blanches, etc. Depuis une semaine, le Kinograph propose une programmation éclectique placée, en grande partie, sous le signe de l’adolescence. Jusque fin 2020, et le début des travaux à l’intérieur des casernes, ce nouveau cinéma offre à ses visiteurs une sélection sur mesure d’œuvres en tous genres loin des grosses productions et de la temporalité des autres cinémas de la capitale. Une ligne éditoriale qui se veut « accessible et audacieuse, brassant les genres et les époques, avec une sélection de films qualitatifs« . Tout un programme.

Ce premier « pop-up ciné » a la volonté de renouer avec la tradition des cinémas de quartier avec pour lignes directrices la convivialité et la proximité. « Pour le moment, les retours sont super positifs« , se réjouit Thibaut Quirynen. Trois jours par semaine, l’équipe propose différentes sortes d’événements. « Ce week-end (4 et 5 mai, ndlr), on diffuse un documentaire pendant 12 heures. C’est gratuit et les gens peuvent venir quand ils veulent et rester autant de temps qu’ils le souhaitent. À partir du 7 mai, il y a aussi le Festival international Jean Rouch où l’entrée est également libre. » Pour le reste, les prix varient entre 6 et 7,50 euros en fonction de l’âge, soit un budget relativement léger et inférieur à la moyenne des autres cinémas de la capitale. Si cette mise en bouche ne suffit pas, voici quatre bonnes raisons d’y faire un tour.

Pour l’ambiance conviviale

En plus de pouvoir accueillir 300 personnes, le Kinograph propose un bar où il est possible de se restaurer ou de boire un verre. L’idée : inciter les visiteurs à rester, discuter, partager avant ou après la séance. « Pour le moment, les retours de nos visiteurs sont super positifs. Il y a pas mal de riverains et tous sont très enthousiastes. Notre souhait est vraiment de réunir tous les amateurs de cinéma en plus des curieux qui ont envie de s’y intéresser. » Ce ciné de quartier s’inscrit dans un projet plus large – nommé See You – où plusieurs associations se partagent le lieu avant la reconversion définitive de la caserne. Marché bio, ateliers, expo, etc. Au total, 41 projets cohabitent et s’entraident tant d’un point de vue logistique que créatif.

©Pierre-Yves Jortay Photography

Pour la mixité des œuvres proposées

D’Apocalypse Now, qui souffle ses 40 bougies cette année, à Duelles en salle depuis quelques semaines seulement, la programmation se veut riche et variée. Ouvert à toutes sortes de projets et d’initiatives, le Kinograph proposera un calendrier avec, toujours en toile de fond, un thème particulier par mois. « Il y a un projet de vélodrome en bois qui va bientôt démarrer dans les casernes. Ça nous a donné l’idée de faire une sélection de films en lien avec le cyclisme« , illustre Thibaut Quirynen.

Pour l’aspect participatif et vivant

Parallèlement à l’ouverture de la salle de cinéma, les fondateurs du projet ont imaginé le Club de programmation. Après avoir répondu à un questionnaire censé sonder les goûts cinématographiques, une dizaine de candidats ont été sélectionnés pour participer aux choix des futures programmations. Le reste de l’organisation se passe également en collaboration avec des bénévoles ou toutes personnes désireuses de faire don de quelques heures. « Ça va de déchirer les tickets à l’entrée à servir au bar, on est preneur des coups de main. C’est notre cinéma et on gère tout à 100% nous-mêmes.« 

Pour que le projet continue

Pour le moment, l’avenir du Kinograph se limite au début des travaux dans la caserne fin 2020. « Après, pourquoi pas continuer le projet dans un autre endroit que celui-ci« , imagine déjà un Thibaut Quirynen enthousiaste. Reste aussi la question du budget. Malgré une campagne de financement participatif qui a atteint une belle partie de l’objectif, les subsides des institutions communautaires telles que la Cocof sont, pour le moment, inexistantes. « On essaye de négocier avec la commune d’Ixelles pour diminuer les taxes communales et on a lancé plusieurs appels à projet.« . Les développements possibles sont encore nombreux. Comme la volonté de proposer des séances en plein air durant l’été.

©Pierre-Yves Jortay Photography

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