Décès de Dick Rivers: salut le copain

Trop souvent mis dans l’ombre de ses potes Johnny et Eddy, Hervé Forneri qui s’est éteint ce mercredi 24 avril jour de son 74e anniversaire, était un homme véridique. Very Dick…

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« J’ai la grande tristesse de vous annoncer que Dick Rivers est décédé cette nuit des suites d’un cancer. Nos très affectueuses pensées à son épouse Babette ainsi qu’à toute sa famille. »  C’est suite à ce communiqué particulièrement concis publié par son manager Denis Sabouret sur les réseaux sociaux que le monde a appris la disparition du Chat Sauvage. Il s’est envolé le jour même de son 74e anniversaire.

Hervé Forneri à Nice le 24 avril 1945 , le chanteur de rock a enregistré au cours de sa longue carrière 33 albums studios. Fasciné par le rock’n’roll comme beaucoup de jeunes de sa génération (ses potes du Golf Drouot) Johnny Hallyday, Eddy Mitchell, Dick Rivers avait choisi un pseudonyme anglophone avant de se lancer dans la musique. Il débute en 1961 avec Les Chats Sauvages. Ensemble, ils signent les tubes Hey Pony !, Est-ce que tu le sais?, C’est pas Sérieux et surtout Twist à Saint-Tropez qui sera repris en 1978 en version électro par le trio belge Telex. Il restera un an dans le groupe, avant de se lancer dans une carrière solo. Vedette des années Salut les copains, Dick Rivers apparaît sur la fameuse « photo du siècle » de Jean-Marie Périer avec les 46 stars du « yéyé » en avril 1966.

Succès solo et amitiés avec Bashung

Les années 1960 sont marquées par des succès comme Rien que toi et Va t’en va t’en. Après le déclin des années « yéyé », Dick Rivers tente de se réinventer dans les années 1970 et collabore avec succès pendant deux ans avec Alain Bashung, qui compose ses albums The rock machine, Rockin’ along… the River’s country side et Rock & roll Star. On vous conseille aussi L’interrogation, septième album solo sorti en 1969. Un échec commercial mais l’un de ses disques les plus réussis et les plus beaux enregistré avec un grand orchestre à cordes de 72 musiciens. A partir des années 1980, il diversifie ses activités et les styles en affirmant vouloir faire des disques personnel. Entre disques solo, retour des Chats Sauvages, émissions sur RMC, compilations, tournées anniversaire, Dick Rivers tourne aussi au cinéma dans Le Furet de Jean-Pierre Mocky (2003) et monte sur les planches un an plus tard au Théâtre national de Chaillot pour jouer Les Paravents de Jean Genet.

Confidences à Moustique

Moustique avait rencontré à plusieurs reprises Dick Rivers. À la question de savoir pourquoi il restait trop souvent aux yeux des médias dans l’ombre des autres idoles yéyé, Dick répondait de manière très humble. « Les clichés ont la vie dure. Je ne peux rien faire contre ça. Pour les médias, comme pour le public, je suis Dick Rivers. Un personnage qui ne peut pas changer de costume et doit toujours chanter Twist à Saint-Tropez. Un exemple? Lors de ma dernière tournée, je portais des baskets de couleur blanche. Rien n’y a fait. Tous les journalistes ont commencé leurs articles par : « le rideau se lève et Dick Rivers débarque avec ses éternelles santiags noires. » Je tiens à préciser que je n’ai jamais porté des santiags. C’était des Paul Bond de Nogales, Arizona. Jamais des santiags. » Les références d’un vieux pro. L’humilité des vrais gentils. On l’aimait bien Dick.

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