Cannes 2019: une sélection « romantique et politique »

Almodóvar et les frères Dardenne côtoient des premiers films et des réalisatrices sur des sujets très contemporains.

Sous l’immense affiche représentant la regrettée Agnès Varda (disparue le 29 mars dernier), pionnière de la Nouvelle Vague et première réalisatrice à être le sujet d’une affiche cannoise – d’après une photo de tournage de son premier film La Pointe courte, retouchée par la graphiste Flore Maquin -, le délégué général du festival de Cannes Thierry Frémaux et son président Pierre Lescure ont annoncé la sélection tant attendue de la 72ème édition.

Belga

« Romantique et politique sera cette sélection« , a annoncé d’emblée Thierry Frémaux, assurant que « des réalisatrices, des premiers films, des Américains, des zombies, manipulations génétiques, des peintres, des chanteurs, des flics, des parasites, des mafieux et des juges intègres, des chômeurs, des migrants« , peupleront le festival, avec une certaine prédominance du cinéma de genre. Le délégué général a aussi précisé avoir fait attention à la parité, puisqu’on trouvera treize réalisatrices et un comité de sélection paritaire.

19 films en Sélection officielle (présidée par le cinéaste mexicain Alejandro Gonzales Inarritu)

The Dead don’t die, de Jim Jarmusch : Le film d’ouverture est un film de zombies très attendu du cinéaste new-yorkais, avec Adam Driver, Bill Muray et Iggy Pop.

Dolor y Gloria (Douleur et gloire), de Pedro Almodóvar : C’est le retour du cinéaste ibère, habitué de la Croisette.

Il Traditore (Le Traître), de Marco Bellocchio : Le film raconte la cavale du premier repenti de la mafia sicilienne.

The Wild Goose Lake, de Diao Yinan : Réalisé par un jeune cinéaste chinois, un film de gangsters qui renouvelle les codes du film noir.

Parasite, de Bong Joon Ho : Après Okja (sur Netflix), le nouveau film du cinéaste coréen flamboyant.

Le Jeune Ahmed, de Jean-Pierre & Luc Dardenne : Les cinéastes belges s’emparent du sujet brûlant de la radicalisation islamiste (PHOTO).

Roubaix, une lumière, d’Arnaud Desplechin : Le cinéaste revient dans sa ville natale pour filmer un groupe de policiers dirigés par Roschdy Zem.

Atlantique, de Mati Diop : Le premier film d’une jeune réalisatrice franco-sénégalaise.

Matthias et Maxime, de Xavier Dolan : Le nouveau film du cinéaste québécois prodige, dans lequel il joue également.

Little Joe, de Jessica Hausner : La cinéaste autrichienne entre en compétition avec un film de science fiction sur les manipulations génétiques.

Sorry we missed you, de Ken Loach : Le retour du « cinéaste-combattant » après sa Palme d’or pour I, Daniel Blake en 2016, toujours accompagné de son scénariste Paul Laverty et sa fidèle productrice Rebecca O’Brien.

Les Misérables, de Ladj Ly : Un film contemporain du cinéaste français né au Mali, tourné dans la banlieue parisienne de Montfermeil, où se passent Les Misérables de Victor Hugo.

A Hidden Life, de Terrence Malick : Le cinéaste américain lauréat d’une Palme d’or en 2011 (The Tree of Life) revient avec ce film sur la seconde guerre mondiale.

Bacurau, de Kleber Mendonça Filho & Juliano Dornelles : Un film annoncé comme un western politique brésilien par l’un des réalisateurs d’Aquarius.

La Gomera, de Corneliu Pormboiu : Le cinéaste roumain fait son entrée en compétition, dans la lignée du nouveau cinéma roumain de Cristian Mungiu.

Frankie, d’Ira Sachs : Le cinéaste américain indépendant, déjà primé au Festival de Sundance fait son entrée avec un film où figure Isabelle Huppert.

Portrait de la jeune fille en feu, de Céline Sciamma : La réalisatrice française confirmée (Naissance des pieuvres, Tomboy, Bande de filles) fait son entrée en compétition avec l’actrice Adèle Haenel.

It Must Be Heaven, d’Elia Suleiman : Une réflexion sur l’errance et l’exil palestinien.

Sibyl, de Justine Triet : La réalisatrice de Victoria retrouve Virginie Efira dans ce nouveau portrait de femme où figure aussi Adèle Exarchopoulos.

Hors compétition

Les plus belles années d’une vie, de Claude Lelouch

Rocketman, de Dexter Fletcher : décrit comme « le biopic psychanalytique d’Elton John » 

Too old to die young, North of Hollywood, West of Hell, de Nicolas Winding Refn : une série dont certains épisodes seront montrés.

Diego Maradona, d’Asif Kapadia (déjà auteur du documentaire sur Amy Winehouse)

La Belle époque, de Nicolas Bedos : un film populaire avec Daniel Auteuil, Fanny Ardant et Doria Tillier.

En séances spéciales et de minuit seront présents : Alain Cavalier (Être vivant et le savoir) et Werner Herzog (Family Romance) et Abel Ferrara (Tommaso, avec Willem Dafoe).

15 films au Certain Regard (présidé par la cinéaste libanaise Nadine Labaki)

Invisible Life, de Karim Aïnouz : Un mélodrame brésilien sur l’histoire de deux soeurs.

Dylda, de Kantemir Balagov : Le film d’un jeune cinéaste russe inspiré d’une histoire soviétique.

Les Hirondelles de Kaboul, de Zabou Breitman & Eléa Gobé : Un film d’animation adapté du roman de Yasmina Khadra.

La femme de mon frère, de Monia Chokri : L’actrice de Xavier Dolan actuellement à l’affiche d’Emma Peeters, réalise son premier film.

The Climb, de Michael Covino : Le film d’un jeune cinéaste américain qui s’ouvre par une scène de vélo marquante.

Jeanne, de Bruno Dumont : Le film succède à Jeannette, un film annoncé comme « radical » sur Jeanne d’Arc.

Viendra le feu, d’Olivier Laxe : Le film d’un jeune cinéaste galicien appartenant à la nouvelle génération du cinéma espagnol.

Chambre 212, de Christophe Honoré : Un film montparnassien présenté comme « un Sacha Guitry contemporain » avec Chiara Mastroianni, Vincent Lacoste, Camille Cottin.

Port Authority, de Danielle Lessovitz : Un film d’une jeune réalisatrice américaine produit par Martin Scorsese.

Papicha, de Mounia Meddour : Le premier film d’une cinéaste algérienne, qui appartient à la nouvelle génération du cinéma maghrébin.

Adam, de Maryam Touzani : Premier film d’une cinéaste marocaine.

Mimi, de Midi Z : Le cinéaste taïwanais signe un film « féministe ».

Liberté, d’Albert Serra : Un film annoncé comme « nocturne, un film de nuit, d’ombre et de crépuscule sur une certaine aristocratie à la veille Révolution française ».

Bull, d’Annie Silverstein : Le nouveau film de la réalisatrice texane après Skunk.

Summer of Changsha, de Zu Feng : Le premier film d’un cinéaste chinois, un portrait de la Chine contemporaine.

Evge, de Nariman Aliev : Un film ukrainien.

La sélection sera encore complétée dans les jours qui viennent a annoncé Thierry Frémaux…

Belga

Sur le même sujet
Plus d'actualité