Aya Nakamura: le débrief de son concert à la Madeleine

La dernière sensation urban/pop francophone donnait son premier live en Belgique ce mardi. On vous raconte avant son retour en festival.

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Diva ou pas, la « nouvelle » star francophone Aya Nakamura a l’élégance de ne pas faire attendre ses fans. Ce mardi 16 avril, à Bruxelles, dans une salle La Madeleine sold-out, la jeune femme de 23 ans débute son concert à 20h10 et le termine une heure plus tard avant le rappel inévitable avec son summer hit de l’année dernière: Djadja. Une affaire rondement menée pour ce premier live officiel en Belgique (après un showcase au Bloody Louis en 2018) Son public? Il est à 80% féminin et se situe dans la tranche d’âge 15-18 ans. Allez, on va grimper jusqu’à vingt…

Vibrations africaines

Née à Bamako, élevée en milieu urbain à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), attirée par le milieu de la mode avant de trouver sa voie (et sa voix), dans la musique, Aya Nakamura choisit de se produire en live sans DJ. Cool. Avec des fichiers calés dans un ordinateur, certes, mais aussi deux choristes (une fille, un mec) et deux vrais musiciens. Belle surprise pour le public belge de retrouver ainsi à la batterie (et au piano sur l’intro) notre compatriote Simon Le Saint, déjà derrière les fûts chez un certain Stromae, excellentissime DJ (notamment résident au Jalousy) et véritable encyclopédie musicale à lui tout seul.

Déjà insufflées sur ses deux premiers albums  (« Journée Intime » en 2015 et « Nakamura » paru l’année dernière), les influences africaines de la chanteuse sont davantage mises en relief en live. C’est une très bonne idée et ça fait onduler. En y ajoutant les sonorités R&B, les refrains pop, les textes dans la mouvance girl power du moment et les incontournables beats hip-hop, la sauce est relevée et surtout diversifiée. 

Positive attitude

Autre bon point à mettre à son actif en attendant une scénographie plus ambitieuse pour les concerts en salles prévus à la rentrée (dont à Forest National), son attitude. Sur le Net, les fans avaient pu lire des échos plutôt négatifs de ses concerts au en Afrique ou dans les Dom-Tom. Ce mardi à Bruxelles, Nakamura a fait preuve de sobriété, a évité dans ses interventions parlées les lieux communs qu’on entend dans tous les concerts urbains (du genre « Alors Bruxelles, vous êtes chauds ce soir ? » ) et joué à la grande sœur un peu bling-bling avec ses tubes ensoleillés Copines, Comportements, Djadja et le petit dernier Pookie. Bref, pour une première, Aya a fait le job. Et son public n’en attendait pas moins. De bonne augure pour les festivals d’été.

Le 4/7 aux Ardentes, Liège. Le 25/9 aux Solidarités, Namur. Le 25/11 à Forest National, Bruxelles.

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