9 films qui ont illuminé Notre-Dame

Si Paris est devenue la Capitale de l'Amour, elle le doit beaucoup au cinéma. Notre-Dame a souvent fait partie des décors d'histoires gravées dans les mémoires. Voici une sélection subjective et non-exhaustive de films qui ont célébré la cathédrale.

belgaimage-64582257

Les frères Lumière (1896) 

Le cinéma vient à peine de naître quand les frères Lumière envoient un de leurs opérateurs filmer Notre-Dame avec son parvis et son incessant défilé de fiacres et de passants. En ce début de Belle Époque, la façade de la cathédrale n’a plus tout à fait la même apparence qu’au Moyen-Âge. Le grand restaurateur de constructions médiévales Viollet-le-Duc lui a déjà redonné un petit coup de jeune, histoire de réparer les dégâts subis par l’édifice durant la Révolution française. Mais le bâtiment semble malgré tout se ternir à cause de la pollution parisienne, due à une industrie alors en plein essor… En 1972, un admirateur des Lumière s’équipe de la même caméra et copie à l’identique la première prise de Notre-Dame en 35mm (fondu temporel dans la vidéo à partir de 20 secondes).

Quasimodo – William Dieterle (1939)

Le cliché a refait surface depuis ce lundi soir sur les réseaux sociaux. Quasimodo se morfond sur les contreforts de la cathédrale aux côtés d’une gargouille de pierre qui semble assister à la scène d’un air incrédule. Sorti en décembre 1939, le film de William Dieterle est la première adaptation hollywoodienne du roman de Victor Hugo. Dans le rôle-titre (The Hunchback of Notre-Dame en VO), l’Anglais Charles Laughton tombe éperdument amoureux d’Esmeralda interpétée par la toute jeune Maureen O’Hara (18 ans à l’époque et son premier rôle au cinéma). L’actrice, décédée en 2015, accédera quelques années plus tard au rang d’icône pour son personnage de Kathleen Fork dans le Rio Grande (1950) de John Ford aux côtés de John Wayne.

Quasimodo

Si Paris nous était conté – Sacha Guitry (1956)

Sacha Guitry conte à de jeunes étudiants l’histoire de Paris sous forme de déclaration d’amour lucide. 130 minutes où défilent des moments qui ont fait la renommée mondiale la capitale, de ses origines à 1955. Sont notamment évoqués la création de l’imprimerie sous l’impulsion de Louis XI (interprété par le réalisateur), le Louvre au temps de François Ier, le vol de la Joconde en 1911, la nuit de la Saint-Barthélemy, l’énigme de l’homme au Masque de Fer, la prise de la Bastille, l’exécution de Louis XVI et le procès de Marie-Antoinette,… Témoin de chacun de ces événements, Notre-Dame y occupe une place centrale.

Si Paris nous était conté

Notre-Dame de Paris – Jean Delannoy (1956)

L’adaptation la plus notable de Notre-Dame de Paris date de 1956. Jean Delannoy se charge de porter à l’écran le chef-d’œuvre de Victor Hugo dans une superproduction franco-italienne volontairement kitsch, avec une Gina Lollobrigida tout feu tout flamme dans la peau d’Esmeralda. Robe rouge incandescante, foulard dans les cheveux, décolleté vertigineux et pieds nus, elle danse les yeux levés vers le ciel sur un parvis de la cathédrale bondé, sous le regard du difforme Anthony Quinn qui soupire de désir.

Notre-Dame de Paris

Charade – Stanley Donen (1963)

Aux sports d’hiver, une Américaine tombe amoureuse d’un séduisant célibataire. De retour à Paris, elle apprend le meurtre de son mari et elle va être poursuivie par d’étranges personnages, à la recherche d’un magot caché par la victime et dont elle ignore tout… Au bord de la Seine, face à la structure de l’imposante cathédrale, Audrey Hepburn et Cary Grant se donnent la réplique. Difficile d’imaginer une scène plus romantique au cinéma en 1963. « Tout ce que je veux pour Noël, c’est un autre film avec Audrey Hepburn« , déclarera l’acteur britannique à l’issue du tournage. Son souhait ne s’est pas exhaussé. Le grand séducteur a encore tourné deux films mineurs après Charade, avant de prendre sagement sa retraite.

Charade

Paris brûle-t-il ? – René Clément (1966)

Paris brûle-t-il ? est une fresque historique qui montre les faits de Résistance et les actions militaires qui, en août 1944, conduisent à la Libération de la capitale et à la reddition de la Wehrmacht à Paris. Sur l’affiche du film aux couleurs du drapeau français, Notre-Dame semble la proie des flammes… Le film met en scène les principaux personnages historiques de cette période (le général américain Patton interprété par Kirk Douglas, le chef de la Résistance Jacques Chaban-Delmas,  le général Leclerc,…) et montre la compétition qui naît au sein de la Résistance entre les communistes et les gaullistes.

Paris brûle-t-il?

Mortelle randonnée – Claude Miller (1983)

« L’effroi! » Dans un post publié sur son compte Instagram, Isabelle Adjani fait part de son émotion et sa tristesse devant la désolation de Notre-Dame. L’actrice a partagé des photos d’une scène tournée à l’intérieur de la cathédrale dans Mortelle randonnée. L’histoire raconte le périple d’un détective qui suit à travers l’Europe une jeune femme (Adjani) qui assassine et dévalise des hommes fortunés. Plutôt que de la dénoncer, le détective, interprété par Michel Serrault, décide de la protéger et va la suivre dans son périple meurtrier.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Notre Dame #notredame #notredamedeparis #emotion #tristesse #sadness @notredamedeparis #paris

Une publication partagée par Isabelle Adjani (@isabelleadjaniofficiel) le

Le Bossu de Notre Dame de Disney (1996)

« On dit que c’est l’âme de Paris qui s’enflamme quand sonnent les cloches de Notre-Dame. » La scène d’ouverture est l’une des plus marquantes – et peut-être la plus poignante – des classiques de Disney qui adapte à son tour l’oeuvre de Victor Hugo en 1996. La séquence de la mère du nourisson Quasimodo qui fuit le terrible juge Frollo avant de succomber sur le parvis de la cathédrale sous le regard des gargouilles de Notre-dame a marqué tout une génération. Bien que la conclusion du récit soit plus aigre-douce que le roman original, la bande originale lui confère le même goût dramatique.

Everyone Says I Love You – Woodie Allen (1996)

Avec son Midnight in Paris (2011), Woodie Allen délivrait une véritable déclaration d’amour à la Ville Lumière. Mais ce n’était pas la première fois que l’Américain filmait la capitale française. Une scène de son Everyone Says I Love You est restée dans les mémoires des spectateurs. Tournée au bord de la Seine, avec Notre-Dame en arrière-plan, comme Audrey Hepburn et Cary Grant en leur temps, l’acteur-réalisateur y danse avec Goldie Hawn au cours d’une séquence entrée dans les annales. 

Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain – Jean-Pierre Jeunet (2001)

Au début des années 2000, des millions de spectateurs tombent sous le charme d’Audrey Tautou, révélée dans Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain. Drôle et touchant, le film est sublimé par une magnifique bande originale composée par Yann Tiersen. En toile de fond, Paris fait figure de personnage à part entière. Jean-Pierre Jeunet dessine une superbe carte postale de la capitale française. Le réalisateur n’oublie pas Notre-Dame. Dans une scène à la fois tragique et burlesque où la petite Amélie perd sa mère, heurtée accidentellement par une touriste québecoise qui avait décidé de se suicider en se jetant d’une des tours de la cathédrale…

Sur le même sujet
Plus d'actualité