Atome: Les particules élémentaires

Entre nappes de synthés et refrains sucrés, le groupe bruxellois offre un joli trip rétrofuturiste.

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C’est la révélation du rayon pop moderne. Né d’une fusion de deux visions, Atomerassemble les idées éclairées de Remy Lebbos (ex-Vismets) et David Picard (ex-Applause). “Tout le processus créatif découle d’un travail en duo, explique ce dernier. Mais le rapport à la scène a complètement modifié notre organisation. Dès les premiers concerts, nous sommes en effet devenus un vrai groupe.” Apparues sur les radars en 2018, les mélodies multicolores d’Atome enchantent et font rapidement l’unanimité. Lauréat du concours Du F. dans le texte ainsi que du Franc’Off, le groupe bruxellois rénove la chanson française à la faveur d’une esthétique rétrofuturiste et d’une belle collection de synthétiseurs.

Face à l’âpreté du monde moderne, certains adoptent la politique de l’autruche. D’autres, comme Atome, préfèrent s’envoler à bord d’une capsule spatiale pour explorer des paysages imaginaires et autres espaces de l’inconscient collectif. “Notre premier album invite le public à voyager à nos côtés. C’est l’occasion d’aborder le thème de la bienveillance et de retrouver l’émerveillement de notre enfance. Les technologies sont désormais omniprésentes, mais il est de plus en plus difficile de se comprendre et de se connecter les uns aux autres.” Dans son exploration supersonique, Atome traverse des galaxies où brillent les étoiles de Tame Impala, M, Air, Connan Mockasin ou Elli et Jacno. “Nous avons utilisé des ingrédients clairement identifiables pour créer une recette unique et authentique”, affirme Remy Lebbos.

En dix chansons, Atome rapproche ainsi les extrémités de la ligne du temps, faisant coexister passé et présent dans un même mouvement. En cela, le groupe bruxellois ne force jamais le trait d’une vaine modernité. Avec “Voie lactée”, Atome rend hommage à ses influences et ses multiples sources d’inspiration. “De l’enfance à l’âge adulte, cet album est un peu la bande-son de notre vie. Certains titres se sont même matérialisés au contact de nos dessins animés préférés: Ulysse 31, Albator, Goldorak ou Les Chevaliers du Zodiaque. Les images de ces séries d’animation japonaises sont ancrées dans nos souvenirs.”  Si les deux musiciens courent après leur âme d’enfant, ils ne refoulent pas pour autant leurs problématiques du moment. Ainsi, le tube Caméléon creuse-t-il la théma-tique de la prison dorée en surfant sur un refrain onctueux. Ailleurs, Atome sort la guitare électrique et esquisse un hymne électromagnétique (Arrête de parler): un bel arc-en-ciel psychédélique.

Le 1er mai Chapiteau et 5/5 au Grand Salon, Nuits Botanique

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