Quatre séries qui permettent de mieux comprendre l’autisme

À l’occasion de la Journée mondiale de la sensibilisation à l'autisme, on se penche sur notre petit écran et sur la façon dont il représente ce trouble du développement.

Atypical © Beth Dubber/Netflix

Atypical

Diffusée sur Netflix depuis 2017, cette série de Robia Rashid (Les Goldberg, Bad Teacher) montre comment l’autisme agit sur le quotidien. Son héros, Sam Gardner (Keir Gilchrist), est un jeune autiste de 18 ans en quête d’amour et d’indépendance. L’intelligence de la série est de suivre également la vie de sa famille (ses parents et sa petite sœur Casey) et d’apporter une touche d’humour réussie à un sujet plutôt sérieux. Atypical traite aussi des sujets habituellement abordés dans les teen shows : l’école, le sexe, l’amour, la famille. Une troisième saison de dix épisodes devrait être disponible courant 2019 sur la plate-forme américaine.

The Good Doctor

Atteint du syndrome d’Asperger et de celui du savant, le jeune chirurgien Shaun Murphy (Freddie Highmore) rejoint un prestigieux hôpital de San José où il peine à s’intégrer à son équipe. Brillant médecin, il est particulièrement apprécié pour son don incroyable… moins pour son manque d’habilité à communiquer. Comme Atypical, The Good Doctor met en scène un jeune homme extrêmement intelligent et offre en sous-texte des clés pour comprendre les autistes.

Les deux séries ont toutefois été critiquées pour entretenir certains stéréotypes, comme l’association immédiate entre autisme et génie. « Ce sujet autiste qui se fait rare dans ma réalité mais qui se veut omniprésent dans la réalité médiatique, emporte pourtant sans difficulté la conviction du grand public. On a beau nous dire qu’il manque à ces autistes Asperger la faculté de comprendre les émotions humaines, de décoder les codes sociaux, que leur relation à l’autre est une épreuve quotidienne ; il ressort de ce portrait une forme de fascination pour des êtres qui ont la faculté d’apprendre par cœur un dictionnaire, ou de maîtriser je ne sais quel autre domaine avec une perfection inhumaine », notait à cet égard le psychologue Jean-Luc Robert dans Ma vérité sur l’autisme. Il n’empêche que ces séries font partie des premières à choisir un personnage autiste comme héros principal et à ouvrir une forme de dialogue sur ce trouble avec le public.

Parenthood

Série chorale sur une très grande famille (les grands-parents, les enfants, les petits-enfants), Parenthood met en place dès le début de la série une sous-intrigue sur l’autisme avec le personnage de Max Braverman dont on découvre l’autisme en même temps que ses parents. Sa famille devra alors s’adapter au petit garçon et essayer de le comprendre jour après jour. Un magnifique portrait de famille, juste et touchant.

On the Spectrum

Grand Prix du Festival Séries Mania en 2018, cette série israélienne raconte le quotidien de trois jeunes adultes autistes vivant en colocation. Sans moquerie ni états d’âme, On the Spectrum chamboule les idées reçues sur l’autisme et en offre un portrait renversant.

Sans oublier : The A Word, Boston Legal, Touch et Temple Grandin…

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