Disney serait-il en panne d’idées ?

Au total, 12 films labellisés "Disney" sortiront au cinéma cette année. Mais entre adaptations à l'écran, remakes et suites (de suites), on peut légitimement se poser la question : le studio aux grandes oreilles est-t-il à court d'inspiration ?

aladdin-trailer

Walt, le papa de Mickey, peut dormir en paix : l’empire Disney règne en maître sur l’industrie cinématographie. Le studio aux grandes oreilles fourmille de projets et, d’ici la fin mars, aura déjà accouché de trois films en trois mois : Raplh 2.0, Captain Marvel et le Dumbo de Tim Burton (sortie programmée le 29 mars). Une suite, une adaptation de comic et un remake de l’un de ses plus grands classiques. Et grosso modo, ce sera le même programme tout au long de l’année. À part Penguins, le nouveau documentaire Disney Nature consacré à la vie des manchots Adélie, toutes les « fictions maisons » prévues en 2019 seront des suites, des adaptations ou des remakes…

On ne va pas se mentir, on est impatient de voir ce que vont donner les « nouveaux » Aladdin (22 mai) et Roi Lion (17 juillet), de (re-)redécouvrir nos jouets préférés dans Toy Story 4 (26 juin) et retrouver les princesses Anna et Elsa dans La Reine des Neiges 2 (20 novembre). On a hâte de suivre Tom Holland en Peter Parker dans la suite de l’excellent Spider Man : Homecoming (« Far From Home« , le 3 juillet) et, surtout, de voir auparavant ce qu’il advient du personnage et de ses partenaires Avengers dans Endgame (24 avril). On est très curieux de voir ce que va donner Artemis Flow (14 août) l’adaptation cinématographique des œuvres de fantasy de l’irlandais Eoin Colfer. Enfin, on se demande vraiment comment la nouvelle trilogie Star Wars va se relever et se conclure (Episode IX prévu le 18 décembre) après le crash intersidérale des Derniers Jedis et le décès de Carrie Fisher, l’interprète de la princesse Leia.

Un studio de « moines copistes » ?

En forçant (un peu) le trait et en observant l’entièreté des longs-métrages produits par la firme américaine depuis sa création (1923), on est même en droit de se demander si Disney a déjà réellement fait preuve d’imagination au cours de son histoire. Contes, littérature, légendes, mythologie, partitions,… de Blanche-Neige à Pinocchio, en passant par Mulan et Pocahontas et jusqu’à Vaiana, tous les plus grands succès de la firme – sans exception – ont été adaptés ou inspirés par des œuvres pré-existantes. Et on aurait tendance à dire « encore heureux ».

À chaque fois que Disney a réalisé un film imaginé en studio, le résultat était au pire médiocre (avec des « sommets » atteints au début des années 2000 avec La Ferme se rebelle, Chicken Little ou Bienvenue chez les Robinson) et au mieux « bof » (Dinosaure, Frère des Ours). Il a fallu attendre le rachat de Pixar en 2006, pour enfin assister à des productions propres de qualité meilleure (Volt, star malgré lui) voire franchement supérieure (Big Hero 6, Zootopia). Cela dit – comme expliqué plus haut – Mickey semble aujourd’hui préférer capitaliser sur des « produits » rentables et qui ont déjà fait leur preuve. Pour le côté « audace et prise de risque », on repassera…

Cela dit, peut-on vraiment en vouloir à une firme qui a fait du divertissement son cheval bataille pour séduire un public qui ne demande qu’à s’émerveiller. Le monde a besoin de rêver, et Disney est une usine à fabriquer du rêve. Un rêve bleu comme celui chanté par Aladdin et Jasmine dans la nouvelle bande annonce du film avec Will Smith qui vient d’être dévoilée. Capitaliser sur les succès passé, voilà donc le véritable génie hérité de Walt Disney? 

Sur le même sujet
Plus d'actualité