Emilia Clarke: « Dire adieu à Game of Thrones, c’est comme dire adieu à une part de moi-même »

Elle restera dans les esprits “la mère des dragons” et se confie sur une aventure qui l’a fait passer du statut de jeune première à celui d’actrice la plus en vogue du moment.

© Isopix

Comment vous sentez-vous maintenant que Game Of Thrones est fini ?

EMILIA CLARKE – C’est incroyablement émouvant. Lorsque j’ai tourné ma dernière scène, j’ai beaucoup pleuré. C’est quelque chose dont je me souviendrai toute ma vie. Cette aventure a duré dix ans et j’étais si jeune au début du show. Dire adieu à la série, c’est comme dire adieu à une part de moi-même. Mais ça a été un beau voyage.

Vous n’avez pas peur d’être toujours vue comme Daenerys Targaryen ?

Je ne pense pas que je pourrai toujours être vue comme elle. C’est un personnage tellement singulier. Les autres rôles que j’ai pu incarner sont tellement différents, et je suis moi-même incroyablement différente. Je n’ai donc pas peur d’être définie de cette façon. Par contre, être toujours connue pour elle, c’est un compliment.

Qu’avez-vous appris d’elle ?

Tellement ! Ce qui était marrant avec ce personnage, c’est que je me retrouvais souvent dans une green room. Quand les gens voient le résultat, ils me demandent:“Waouw, c’était comment de tourner ça?”, et je réponds: “Complètement normal, j’étais juste dans une green room avec une robe verte”. Vu que Daenerys doit souvent parler une fausse langue à une centaine de personnes… j’ai dû le faire en vrai ! Cela m’a donné pas mal de confiance en moi.

Il y a beaucoup de femmes de pouvoir dans Game Of Thrones. C’est important pour vous ?

Oui, et je pense même que ça a changé le paysage télévisuel. J’apprécie beaucoup le regard féminin que la série offre sur les relations entre Daenerys et les autres personnages, la façon dont elle s’empare du pouvoir et ce que cela fait aux autres femmes puissantes et aux gens qui la suivent. Depuis, tout le bruit qu’il y a eu autour des femmes dans l’industrie du cinéma, autour des rôles qui nous sont attribués et ceux dont on est tenues à l’écart, le sujet des personnages féminins forts est plus brûlant que jamais. Pour ma part, je vois Daenerys comme un personnage très intéressant, quel que soit son genre. Elle est plus qu’un personnage féminin fort, elle est un leader dynamique et puissant.

Comment compareriez-vous votre premier jour de tournage avec votre dernier jour ?

Le premier jour, j’étais pétrifiée. Je pense que j’ai passé les cinq premières saisons à avoir peur. Je me disais que j’allais tout gâcher et qu’on allait me dire: “On a changé d’avis, on voudrait que tu partes le plus vite possible”. Le dernier jour a été tout aussi déroutant. Je suis quelqu’un de très optimiste, mais quand il s’agit de mon travail, je suis très pessimiste. C’est une industrie difficile. En tant qu’acteur, vous pouvez être au top un jour et l’après-midi même, ne plus l’être.

Comment avez-vous réagi en lisant le script de la dernière saison ?

Je me suis baladée dans Londres pendant trois heures, sans but, en essayant juste de comprendre ce qu’était cette dernière saison. Sans aucune pensée précise en tête… Mais c’est une bonne saison !

Cette interview est issue de notre supplément collector spécial Game of Thrones de 32 pages, disponible gratuitement à l’achat du dernier Moustique. À découvrir dès demain en librairie.

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