Eliot Vassamillet: « Si c’est un flop mondial et si je suis haï de tous, je continue des études de musique »

Ce jeune Montois de 18 ans représentera la Belgique à Tel-Aviv au Concours Eurovision. Faisons connaissance.

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Sur une échelle de 10, vous avez le trouillomètre à 3, 5 ou 11 ?

Pour l’instant à 3 – et même en dessous. En général, je gère bien le stress, mais bon, je crois que plus on approchera de mai, plus ça va mouliner.

Votre chanson Wake Up évoque le désir de la jeunesse d’éveiller les consciences sur l’avenir de la planète. C’est très synchro avec l’actu, vous l’avez fait exprès ?

Non, pas du tout. On a écrit les paroles avec Pierre Dumoulin (du groupe Roscoe qui a déjà signéCity Lightsde Blanche pour l’Eurovision – NDLR) bien avant cette histoire de climat, mais c’est une coïncidence géniale.

Avez-vous brossé les cours pour aller manifester pour le climat ?

Malheureusement, non. J’ai un peu honte de dire que je n’ai pas participé aux manifestations pour le climat, surtout avec ma chanson… Je suis en secondaire et j’ai un jour d’absence très limité que je réserve pour l’Eurovision. Si je dépasse mon quota, je peux devenir élève libre ou je risque de devoir recommencer mon année.

À l’école, en quoi êtes-vous bon, à part en solfège ?

(Rire.) Je ne suis même pas bon en solfège, je n’en ai presque pas fait et il y a longtemps… Mais à l’école, je ne me considère pas comme un super bon élève. Je réussis, mais bon, niveau scolaire, c’est pas mon dada.

Après la rhéto, c’est quoi le deal avec vos parents?

Ils me soutiennent à cent pour cent, et il y a deux possibilités… Si ça marche, je me consacre entièrement à ça et je continue à bosser avec Pierre. Si c’est un flop mondial et si je suis haï de tous, je continue des études de musique.

Cette année, l’ambiance est un peu crispée sur l’Eurovision à cause du conflit israélo-palestinien. Avez-vous un avis sur l’atmosphère autour de l’événement ?

Je pense qu’il ne faut pas mélanger une émission de divertissement avec un conflit politique ou militaire.

Citez-moi trois gagnants de l’Eurovision d’avant 2000, c’est-à-dire d’avant l’année de votre naissance ?

(Rire.) Putain ! Euh… En 1986, Sandra Kim, si je ne m’abuse… C’est la seule que je connais parce que je n’ai pas du tout été baigné dans l’Eurovision…

En fait, vous n’avez jamais regardé !

Non, jamais.

Quelle est votre série préférée ?

Umbrella Academy. L’histoire de sept enfants qui sont nés de femmes qui n’étaient pas enceintes. Un milliardaire russe va les adopter et créer une école, l’Umbrella Academy. Et ces enfants ont tous des pouvoirs – il y en a un qui voit les morts, un qui est super-fort… Mais l’histoire se passe quand les enfants sont grands et qu’ils ne se voient plus, mais le père meurt et ils doivent se retrouver pour l’enterrement. Voilà, c’est ça l’histoire…

Le dernier livre que vous avez lu ?

Hou ! Ça remonte à longtemps… C’était pour l’école, c’était un livre de Thomas Gunzig – Mort d’un parfait bilingue

C’était bien ?

Ouais, j’avais quand même bien aimé l’histoire, mais ce qui m’avait choqué, c’était le nombre de morts…

Vous savez que si vous gagnez l’Eurovision, vous devenez citoyen d’honneur de la ville de Mons et que votre personnage est introduit dans le cortège du Doudou…

Ah ouais ?

Mais non, je rigole..

(Rire.) Mais au fond, pourquoi pas finalement ?

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