Lomepal à Forest : le débrief

Antoine Valentinelli impressionnant ce mardi avec ses musiciens, ses potes et une touchante sincérité. Moustique vous dit pourquoi il ne faut pas le rater le 7 juillet aux Ardentes et le 3 août à Ronquières.

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Lomepal est un chanteur

Arrêtons de parler exclusivement de hip-hop quand on évoque Lomepal. Antoine Vantinelli en casse tous les codes et voit déjà beaucoup plus loin sous sa casquette. Ce mardi, dans le chaudron bouillant et archi sold-out de Forest National, Antoine Valentinelli a livré une prestation d’une richesse inouïe. Lancé sur le mode beatmaker/mic avec les imparables 1000 degrés et Club (extrait de son premier album « Flip »), son concert s’enrichit au fil des morceaux de ressources humaines et de notes. Loops, plug-in mais aussi guitare, batterie, piano et, façon vedette de variétés, bain de foule unplugged avec ballades sentimentales pour user l’appli Lampe de poche du smartphone. Entre rap, pop urbaine et chanson française, Lomepal choisit de ne pas choisir. Et c’est très bien, n’en déplaise aux puristes. En clôture de show, il rappellera, particulièrement ému, que son rêve de gosse était de devenir rocker (cf. son titre Dave Grohl sur son deuxième album). Encore un petit effort bro…

Lomepal est un pro

En deux albums, en deux années, le garçon est passé d’une Madeleine à Forest National. C’est ça les nouvelles stars d’aujourd’hui. Mais contrairement à d’autres artistes qui n’ont pas honte de se produire dans des mégas-salles avec une clef USB et un dj, l’auteur de « Jeannine » offre désormais un gros show. Bon son, jeu de lumières nuancé, structure scénique modulable et, on est finalement là pour ça,  grande musicalité. Avec des tubes pour danser (Club, X-Men, 1000 degrés avec Roméo Elvis et toute la clique…), des chansons pour réfléchir (Malaise, Le vrai moi) et d’autres qui jouent sur l’émotion (Plus de larmes, Beau la folie). Tout en gardant une proximité avec son public et en multipliant les vannes de bon goût, Lomepal soigne la forme et impose une production scénique digne des grands dont il fait désormais partie.

Lomepal est un vrai

Il chante La vérité avec Orelsan (pas physiquement présent mardi soir contrairement à Roméo Elvis). Et ce n’est pas du foutage de tronche. Comme l’ami Aurélien, Lomepal est un mec vrai. Il ne joue pas aux gros bras, ne balance pas, n’est pas dans la posture ou l’imposture. Non, Lomepal  raconte des histoires. Mieux encore, il se raconte sans tricher et en dévoilant ses failles au grand jour.  Et c’est pour cette sincérité qu’on l’aime. Formant logiquement l’ossature de son concert, « Jeannine » (le nom de sa grand-mère qui souffrait de graves troubles psychiatriques) n’est pas seulement un hommage de la folie. C’est une ode à la vérité. Et quand un artiste tombe le masque tout en gardant son esprit de fête, ça donne un concert comme celui qu’on a vécu ce mardi soir. Trop beau à l’image du clip du même nom qui vient d’être mis en ligne. A voir et, pour ceux qui n’y étaient pas, à revoir aux Ardentes et à Ronquières.

 

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