Un deuxième album et une BD pour Kid Noize

Le primate de la street pop revient avec un deuxième album hédoniste et décline ses aventures en BD. Une bonne idée.

© Belga Image

« J’ai réussi à faire comprendre que Kid Noize n’est pas seulement un personnage. Cela m’a pris des années de travail, mais mon projet est désormais validé par le public et par la critique. Beaucoup de gens me font confiance, mais je dois aussi répondre aux attentes.” Deux ans après l’album “Dream Culture”, le doute n’est plus permis. Kid Noize n’est pas qu’un avatar ou un buzz éphémère. Toujours en mouvement, toujours en recherche, Greg Avau, l’artiste pluridisciplinaire qui se cache derrière la prothèse de singe, revient avec un nouveau disque, une BD chez Dupuis (quatre autres tomes sont déjà prévus) et ses rêves de gosse qui se concrétisent dans le monde adulte.

Mais le Kid a changé. Autant “Dream Culture” baignait dans la dark pop mélancolique et les sons froids, autant “The Man With A Monkey Face” respire la joie de vivre. Mieux encore, cet album copieux (dix-sept plages) donne envie de socialiser et annonce déjà l’été. “J’ai eu envie d’apporter une touche plus “happy” sur cet album, confirme-t-il. C’est peut-être lié au fait que je suis dans une phase plus positive de ma vie. Je suis devenu père de famille, j’ai beaucoup tourné à l’étranger, je me suis davantage ouvert au monde extérieur.”

Entre tubes tropicaux (Walking The Jungle, Bring You Home), ballade sentimentale (Been Love en piano/voix), voix filtrées (Runaway) et basses disco (Bad Bad Girl), le Kid impose son univers. Au hasard des chansons (et des cases de la BD), on croise des Ford Mustang, un monde utopique qu’il baptise Nowera, les friches industrielles (il vit à Charleroi), les souvenirs de films de science-fiction, le son des B.O. de John Carpenter, ou encore les rythmes automatiques de Giorgio Moroder. “Sur le morceau The Island, j’ai bossé avec Dan Lacksman du trio Telex dans son studio Synsound à Jette. Ce titre est à la fois un voyage dans le passé des synthés analogiques, mais c’est aussi une manière de s’inscrire dans le présent. Musique, cinéma, clips…, toutes mes références culturelles remontent aux années 80. Mais cet attachement aux eighties n’est ni un revival, ni une mode. C’est devenu la réalité. Ce à quoi on rêvait dans les eighties en regardant Back To The Future ou Blade Runner a fini par se matérialiser. Regardez les drones, les robots, les voitures qui roulent toutes seules, les implants. Cela fait partie de notre quotidien.” 

Le 30/3. Reflektor, Liège.
Le 20/7. Les Francofolies, Spa.
Le 22/11. AB, Bruxelles.

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