10 films: ce qu’il faut retenir de l’actu cinéma de 2018

Il est l'heure de jeter un oeil en arrière et de faire le point sur ce que la rédaction de Moustique a adoré cette année. Jeudi, place aux films qui ont marqué l'année. 

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« Cold War », Pawel Pawlikowski

Déjà lauréat de l’Oscar du meilleur film étranger avec Ida, le cinéaste polonais Pawel Pawlikowski réitère avec une image d’un noir et blanc épuré pour raconter une passion amoureuse contrariée entre deux musiciens de part et d’autre du rideau de fer. Un chef d’œuvre de beauté et d’émotion, avec une extraordinaire Joanna Kulig, sorte de Gena Rowlands polonaise, qui vient de remporter le prix de la meilleure actrice aux European Film Awards.

« A star is born », Bradley Cooper

Bradley Cooper (devant et derrière la caméra) et Lady Gaga ressuscitent le glamour hollywoodien avec une alchimie palpable à l’écran, revisitant un grand classique du cinéma américain, performant live les chansons du film (dont le renversant « Shallow »).

« Capharnaüm », Nadine Labaki

La libanaise Nadine Labaki réalise une fresque impressionnante sur les enfants de la rue dans Beyrouth aujourd’hui. Un film majeur et secouant.

« Wildlife », Paul Dano

Un premier film signé Paul Dano et très subtil portrait de famille et de femme, porté par une extraordinaire Carey Mulligan en mère ambivalente.

« Phantom Thread », Paul Thomas Anderson

Paul Thomas Anderson livre le portrait maniériste d’un couturier génial (Daniel Day Lewis), révélant aussi la performance corsetée de la luxembourgeoise Vicky Krips.

« Girl », Lukas Dhont

Le flamand Lukas Dhont réalise un premier film de genre virtuose sur une ballerine « en transition » transgenre (male to female) incarné par un époustouflant Victor Polster. 

Un film sur l’identité sexuelle, certes, mais aussi (et peut-être surtout ) sur le corps que l’on malmène pour le rendre conforme à ce que l’on souhaite qu’il soit. Grand premier film de Lukas Dhont avec le troublant Victor Polster. Depuis sa présentation à Cannes, dans la catégorie Un certain regard, le film a récolté moult prix et ce n’est pas fini… Le film belge de l’année.

« Dogman », Matteo Garrone

Ce long métrage de Matteo Garrone, avec Marcello Fontane qui a eu non seulement le Prix d’interprétation à Cannes mais aussi le Prix Européen du Cinéma du Meilleur Acteur. Une plongée dans une banlieue italienne apocalyptique à travers le regard et le vécu d’un toiletteur pour chiens englué dans des combines louches avec une sorte de crapule néandertalienne qui terrorise le patelin.

« BlacKkKlansMan », Spike Lee

L’histoire vraie de deux flics (un noir et un juif) qui vont infiltrer le KKK dans les années 70. Un film qui déboule à point nommé dans une Amérique de Trump qui justifie le port d’armes et soutient une « Grande Amérique » clivante et excluant les peaux plus foncées que la moyenne…

« Le jeu », Fred Cavayé

Une comédie française de l’année. Avec un casting assez décalé (Stéphane Degroodt, Doria Tilliez, Suzanne Clément, Vincent Elbaz,…) Fred Cavayé, réalisateur de thrillers, réussit une comédie subtile et surprenante sur la confiance, le mensonge et l’influence des nouvelles technologies sur les rapports humains (et amoureux). Dialogues brillants et comédiens parfaits.

« The sisters Brothers », Jacques Audiard

Il s’agit du premier film américain de Jacques Audiard. On retrouve les préoccupations du cinéaste français (la filiation, la famille, l’héritage) ainsi qu’une grande maîtrise d’un genre où on ne l’attendait pas: le western. Un grand film sur un monde qui change.

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