Flavien Berger en mode électro-poésie au Botanique

Moustique était à l’Orangerie pour le concert le plus hype de cette fin d’année. Aucun regret, c’était parfait.

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Article paru initialement le 23 novembre 2018.

La bonne nouvelle pour commencer. Flavien Berger nous revient le 30 avril sous le Chapiteau des Nuits Botanique. Et si vous voulez un conseil, ne tardez pas pour vos tickets. Ce jeudi, il a blindé l’Orangerie et ce n’était que du bonheur. Il y a en effet des signes qui ne trompent pas. A l’heure de se quitter sous les serres, nous n’avons vu que des sourires sur les lèvres et des étoiles dans les yeux des spectateurs. Jolie spectacle pour une jolie soirée.

En deux albums (« Leviathhan » en 2015, « Contre-Temps » paru en septembre dernier), Flavien Berger a imposé sa différence. Comme ses aînés Christophe, Etienne Daho ou Julien Doré, voilà un artiste qui tient en haute estime la variété française mais l’enrobe d’arrangements nobles. Sur scène, le garçon est seul.  Dans sa bulle. Dans son univers. Il bidouille  synthés, machines, laptop et boîtes à rythme pour sublimer un répertoire tellement improbable qu’il en devient cohérent. Un coup chansonnier romantique (Castlemaure, Maddy la nuit), un coup geek lunatique (Arco-iris, l’enivrante Fête Noire sur laquelle il réveille le fantôme d’Alan Vega), Flavien le malin ajoute à son odyssée pop une belle interaction avec son public. Faux timide et vrai entertainer, il tend ainsi lui-même la perche pour se faire brocarder (après son allusion à l’ « autre Berger « ,  tout le monde l’a appelé Michel jusqu’à la fin du concert), transforme les pépins techniques en grosse rigolade et ses faiblesses (oui, il danse comme un pied) en moments de grâce. Du grand art et de la chanson française d’une modernité bluffante. Merci Flavien.

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