Vieillir à la cool avec Chuck Lorre

Dans The Kominsky Method, le pape de la sitcom livre une histoire très personnelle sur la vieillesse.

The Kominsky Method © Prod

Après Mon oncle Charlie, The Big Bang Theory et Disjointed, Chuck Lorre sort de sa zone de confort (la sitcom) avec The Kominsky Method, une comédie plus intimiste sur deux septuagénaires. L’un est une ex-star hollywoodienne (Sandy, interprété par Michael Douglas, coproducteur de la série) reconvertie en professeur de théâtre à Los Angeles. L’autre est son ancien agent (Norman sous les traits d’Alan Arkin) dont l’épouse est en phase terminale de cancer. Les deux amis vont expérimenter les aléas de la vie de seniors: perdre un proche, avoir des problèmes de prostate et vivre une aventure sexuelle et/ou amoureuse passé 70 ans.

Loin des rires préenregistrés, des plans éloignés et des performances surjouées typiques des sitcoms, The Kominsky Method, à défaut d’être hilarante, se rapproche plutôt de la comédie dramatique et offre quelques moments touchants sur un sujet peu représenté au petit écran: les seniors (à l’exception de Grace et Frankie qui, selon le même principe, suivait deux femmes septuagénaires interprétées par Jane Fonda et Lily Tomlin). “Tôt ou tard, nous allons tous vivre cette expérience. À l’intérieur, vous ne sentez pas que vous vieillissez, mais parfois, vous passez devant le miroir et vous vous dites: “Oh mon Dieu, qui est ce vieil homme?” C’est de ce choc de perception que provient en partie le show”, explique Lorre qui produit pour la deuxième fois une série pour la plateforme de streaming Netflix (la première étant Disjointed).

En 10 x 30 minutes, le réalisateur dresse le tendre portrait de deux seniors liés par une amitié indestructible. En plus de Douglas et Arkin, la série réunit au casting Lisa Edelstein (Dr. House), Sarah Baker (Big Little Lies) et Graham Rogers (Atypical). Un mélange surprenant, comme cette dernière production du roi de la sitcom.

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