Pauvrophobie, une websérie utile

Format court et propice à tous les écrans, la websérie se décline. Plusieurs comédiens participent aux dix épisodes de Pauvrophobie qui, sous forme d'humour, sensibilise aux clichés sur la pauvreté.

© Pauvrophobie

Introduit en France depuis 2016 dans le langage courant, « Pauvrophobie » est un néologisme désignant « la peur, le rejet et la haine que le pauvre inspire ». Chez nous, où l’on compte près de 16% de la population en situation précaire, ce vocable sert aussi de nom à une campagne de l’ASBL « Le Forum-Bruxelles contre les inégalités », pour laquelle chercheurs, experts et universitaires ont épinglé 86 généralités entendues autour de nous. Une vaste opération qui englobe notamment la sortie d’un livre (aux éditions Luc Pire), un projet transmédia et, depuis quelques jours, une websérie. Celle-ci s’est dévoilée au cinéma Palace à Bruxelles.

Au cours de sa dizaine d’épisodes (de 4 minutes chacun), ce programme suit deux ados, Max (Maxence Alloing) et Fati (Fiona Fontanazza), qui recherchent Ricardo (Julien De Broeyer), leur ami sans-abri du quartier, disparu sans laisser la moindre trace. Une enquête qui va les faire croiser une galerie de personnages en tout genre, tenant des propos emprunts d’idées reçues sur la pauvreté. Un prétexte idéal pour rendre compte des clichés qui peuplent notre petit monde, dans un projet où l’on retrouve une vingtaine d’acteurs, de Jean-Luc Couchard (Dikkenek, Taxi 4, Rien à déclarer...) à Sophie Maréchal (La Trêve, Guépardes…), en passant par Nicolas Buysse, Damien Gillard, Charlie Dupont ou Karin Clercq. Entre autres.

Imaginé par Gabriel Alloing, directeur du Centre Culturel Musical de Louvain-La-Neuve (La Ferme du Biéreau) et metteur en scène (dont Pierre et le Loup avec Alex Vizorek, rejoué début novembre à Paris), Pauvrophobie a été réalisé par Michelangelo Marchese (Prix de la Critique du Meilleur Acteur en 2011). La diffusion de cette capsule se dispatche sur les télé locales et reste « rattrapable » sur Pauvrophobie.be et sur les réseaux sociaux. Une websérie aussi originale qu’utile, donc.

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