5 belles idées de sorties pendant les vacances de Toussaint

Nouveau spot, cinéma, exposition, découverte,... Voici le guide des bons plans de ces vacances de Toussaint.

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1) Nouvelle adresse à découvrir

Brasserie Le Pesage, décorée par Lionel Jadot

Sous la carcasse brute du bâtiment, une suspension-sculpture géante en lamelles de bois courbé. Au sol, un macro-terrazzo dont le béton des joints, peint en vert, contraste avec sa couleur complémentaire, un rose sucré apposé sur le bar. La déco de la nouvelle brasserie Le Pesage, faisant partie du projet Drohme Park, joue le choc atypique. Contre toute attente, l’accumulation hétéroclite d’éléments disparates fonctionne, sous la direction du “créateur d’atmosphère” Lionel Jadot, qui installe un univers parfois bluffant, empreint d’une certaine poésie et même chaleureux sous les rayons du soleil qui traversent les grandes baies vitrées, donnant sur le site verdoyant de l’ancien hippodrome d’Uccle-Boitsfort. “J’accumule les éléments, et au bout d’un moment, ça prend”, explique l’autodidacte. La méthode, atypique – disruptive dit-on aujourd’hui -, offre à cet endroit qui servait autrefois à peser les jockeys une déco radicale, en allant plus loin encore que la structure architecturale sans transition du bâtiment, moitié Belle Époque, moitié moderniste.

À la gestion du lieu, et dans un récit d’histoire familiale: la sœur de Lionel Jadot, Sandrine, et son fils Charlie Delval. Sur la carte aux prix moyen de gamme, des produits classiques de qualité, viandes, poissons ou légumes, préparés par cuisson lente ou au barbecue espagnol, une cuisine contemporaine centrée sur le goût. Une offre “collation” en continu devrait bientôt venir s’ajouter, renforçant l’attractivité du parc pour un public familial, adepte de balades dans ce lieu magique en bordure de forêt de Soignes.

Brasserie Le Pesage (fermeture lundi, mardi soir et dimanche soir), chaussée de La Hulpe 51, Uccle. www.lepesage.be

2) L’expo photo à ne pas rater

Les Américains – Robert Frank

C’est clairement l’un des reportages ayant le plus compté dans l’histoire de la photographie moderne, celui qui influencera les auteurs et les artistes de la Beat Generation dans sa volonté de faire reculer les frontières et raconter l’Amérique dans sa poésie du quotidien. En avril 1955, Robert Frank (d’origine suisse), comme Jack Kerouac, prend la route et sillonne les États-Unis – grandes villes et bleds perdus compris. Pendant un an, le photographe bouge, s’arrête, traque, observe et immortalise des moments qui   semblent suspendus dans le temps, figeant le visage d’une Amérique qui – déjà – entre riches et pauvres, entre privilégiés et travailleurs, s’offre au regard. Un regard qui, soixante ans après la première publication du reportage sous la forme d’un livre, reste d’une fraîcheur et d’une pertinence impressionnantes.

Jeux d’enfants dans les rues de New York, serveuses au boulot dans les diners de Hollywood, petits vieux en discussion sur les bancs en Floride, enterrement dans la communauté black en Caroline du Sud, réunion de grands bourgeois en chapeau claque dans le New Jersey… Les images du livre Les Américains, publié en 1958 à Paris par l’éditeur Robert Delpire, exhibent la joie, la détresse, la fatigue d’un pays qui court après son rêve, et continuent aujourd’hui encore à faire l’objet de rééditions, et surtout, d’un culte tout à fait légitime. Aller voir l’expo événement que le Musée de la Photo de Charleroi lui consacre, c’est certainement aller voir un morceau d’histoire.

Jusqu’au 20/1/19. Musée de la Photographie, Charleroi. www.museephoto.be

3) Les activités côtières

Mer d’automne

La balnéaire Blankenberge a entrepris depuis le début de l’année de renouveler son image. Son bourgmestre parle même de la “marque Blankerberge”. La deuxième ville côtière en termes de fréquentation propose une série d’activités d’arrière-saison, dont les incontournables animations Halloween (cortège, chasse aux sorcières, parade, etc.), avant les spectacles lumière de fin d’année. Elle met aussi en avant ses atouts naturels: les plats paysages typiques de l’arrière-pays, les balades dans les dunes ou le domaine provincial Zeebos.
Plus d’infos: www.visit-blankenberge.be/fr

4) Le film d’animation à voir

Dilili à Paris

ll est rare en un seul film de converser avec la comédienne Sarah Bernhardt, la femme politique Louise Michel, la scientifique Marie Curie, l’écrivaine Colette, le clown Chocolat, les peintres Toulouse-Lautrec, Monet (“qui ne pense qu’aux couleurs”) ou Renoir (“qui ne pense qu’au bonheur”), d’être soigné d’une morsure de chien enragé par Louis Pasteur, de voir à l’œuvre Rodin ou Camille Claudel. Autant de stars de la Belle Époque représentées dans une égalité de genre qui se veut l’étendard du nouveau film d’animation de Michel Ocelot (Kirikou, Azur et Asmar), que le spectateur a l’enchantement de découvrir sous le regard émerveillé (mais pas naïf) d’une fillette à la peau “trop claire pour une Kanak, trop foncée pour une Européenne”.

Tout commence dans un zoo humain d’où s’échappe Dilili dans le Paris 1900. Elle est sauvée de cet enfer par Orel, jeune coursier montmartrois qui connaît par cœur les étapes bohèmes (du Bateau Lavoir à l’Irish American Bar où se croisent Gertrude Stein, Marcel Proust ou Érik Satie), tandis que la capitale est secouée par des disparitions de petites filles ourdies par de sombres “mâles-  maîtres” qui font les comptes de la domination masculine dans les égouts. Par un effet de magie qui relève autant de la charge politique que de la grâce artistique (alliant travail photographique 2D et dessin 3D), Dilili se regarde comme une féerie avec du fond (en l’occurrence le combat contre les discriminations de genre qui sévissent encore à l’école ou dans les salaires), compréhensible de 7 à 77 ans et même plus. Parfaitement.

L’expo pour les enfants

Ours et Nounours au Musée des Sciences Naturelles

Une exposition temporaire à visiter avec son doudou. Insatllée au Musée des Sciences Naturelles, elle présente l’évolution des ours et leur rencontre avec les hommes préhistoriques. Quand et où sont-ils apparus ? Depuis combien de temps hommes et ours coexistent-ils en Europe ? Y-avait-il des ours des cavernes dans nos régions ? Les hommes préhistoriques les chassaient-ils ? Autant de questions qui sont abordées avec beaucoup de pédagogie.

OURS & NOUNOURS, jusqu’au 1/9/2019. Muséum des Sciences naturelles, rue Vautier 29, 1000 Bruxelles. www.sciencesnaturelles.be

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