« The Brights », le podcast télé-réalité qu’il faut jeter

C’est un podcast d’un nouveau genre et peut-être pas du meilleur. The Brights raconte l’histoire de la famille Brights, le tout sous forme de télé-réalité à écouter.

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12 épisodes d’une vingtaine de minutes chacun qui racontent la vie, dans les moindres détails, de cette famille britannique. Les parents, quatre enfants et leur quotidien narré par Lydia Bright, styliste et « star » de la télé. Disputes, histoires de cœur, tout ce qu’on a l’habitude de voir quand on est friand des télés-réalités classiques. Reste une grande question : est-ce que ce nouveau genre va servir à la cause des podcasts encore trop méconnus du grand public ?

Après écoute (en accéléré) du premier épisode sorti mercredi soir, force est de constater que The Brights tient sa promesse et respecte les codes. « Nous sommes fous, chaotiques, bruyants, très fun et je pense que les auditeurs apprécieront de vivre avec nous nos hauts et nos bas« , confiait Lydia. Pourtant, le contenu ne vole pas haut et on reste cloisonné à une télé-réalité quelconque, mais sans l’image, ce qui n’est peut-être pas plus mal.

Faire du bien aux podcasts

Les podcasts essayent depuis un moment de s’introduire dans les habitudes des consommateurs. Et il en existe de toutes sortes : historique, débat, narration. Tous les goûts sont dans la nature, pareil pour les podcasts. Sauf que rien n’y fait, peu importe la diversification, ces récits audio restent dans les écouteurs d’une certaine niche et c’est tout. C’est pourtant pas faute d’avoir essayé de les populariser davantage. Les médias se bousculent pour en vanter les mérites et établir leurs classements de ceux qu’il FAUT absolument écouter.

On peut imaginer que le concept de podcast-réalité séduise un public qui n’a pas l’habitude de consommer ce genre de produit et, dans le meilleur des cas, lui donne envie d’en découvrir d’autres. Ou, plus pessimiste, que d’autres concepteurs de télé-réalités emboitent le pas et que ce genre de podcasts se multiplient. Si l’idée ne semble pas si dramatique écrite comme ça, elle l’est tout de même un peu. The Brights reste tout de même assez loin des codes habituels des podcasts et de tout ce qu’ils ont de nobles. Plus question de produire des contenus au format, rythme, genre et contenu complètement différents et novateurs. Pas un service donc.

En France, quelque 400 podcasts sont disponibles. En Belgique, ils sont nettement moins, mais ils existent. C’est tout meuf, Autopsie, 1000 jours dans l’Histoire, souvent made in RTBF. Assez de choix pour éviter le pire et se consacrer aux meilleurs. 

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