Le pouvoir au centre des Libertés

À partir de ce jeudi 18 octobre et pendant 10 jours, les Festival des Libertés investit le Théâtre National Wallonie-Bruxelles au cours d’une 19e édition axée sur le thème vaste et complexe du « pouvoir. »

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Entre des débats animés, des projections de films et documentaires pertinents, ainsi que des concerts prometteurs dont certains sont déjà sold-out – le duo français Brigitte notamment -, la 19e édition du Festival des Libertés promet un cocktail d’activités dont seul l’événement organisé par l’ASBL Bruxelles Laïques a le secret.

La septantaine (!) d’animations proposées à partir de ce jeudi 18 et jusqu’au samedi 27 ont pour toile de fond la thématique du « pouvoir ». « Le pouvoir est un sujet assez tabou. Pourtant, il est partout », affirme Fabrice Van Reymenant, président de l’ASBL Bruxelles Laïques et organisateur de l’événement. « Le pouvoir est présent dans toutes les interactions entre personnes, collectifs ou états. C’est une thématique assez large qui nous permet d’aborder les notions de privilèges, de domination, d’abus d’autorité, d’opposition et de résistance. Il nous permet de mettre en évidence les rapports et les déséquilibres qui en échoient lorsqu’il n’est pas partagé et surtout d’interroger les conditions nécessaires au changement pour plus de démocratie. »

Si l’on devait mettre en exergue un seul débat représentatif de cette thématique 2018, ce serait celui du lundi 22 octobre à 20h intitulé « Criminalisation : pouvoirs et contre-pouvoirs ». Le débat réunira l’ancien président (2007 à 2017) de la République de l’Équateur Rafael Correa, le ministre catalan en exil Toni Comin, l’ancienne avocate brésilienne du président Lula, ainsi que Natacha Kazatchkine analyste politique européenne sur la question hongroise. Du (très) solide.

Une programmation « éclectique et pluriel »

Soulignant la programmation documentaire qui « s’affine d’années en années », Fabrice Van Reymenant se félicite surtout de la qualité de la programmation dans son ensemble, variée mais complémentaire. « À l’image des années précédentes, nous proposons un programme éclectique et pluriel qui nous permet de toucher des publics aux horizons très différents. L’équipe est en tout cas très enthousiaste à l’entame de cette nouvelle édition. »

Avec près de 25 000 personnes conquises en 2017 (pour un taux moyen de remplissage de salle de 80% à chaque représentation), le Festival des Libertés entend faire au moins aussi bien cette année. Côté scène, le festival s’est donné les moyens de ses ambitions avec Caballero et Jeanjass (photo – 20/10), Grand Corps Malade (21/10), Girls in Hawaii (24/10), ou encore Fakear (25/10). Tous des pointures dans leur domaine. Pour voir la programmation complète, c’est par ici.

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