A Star is born : l’étoile renaît

Lady Gaga et Bradley Cooper rejouent une version rock et glamour du classique hollywoodien, outrageusement séduisante.

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Après Judy Garland (en 1954) et Barbara Streisand (impériale en mode Seventies et raflant tous les Oscars en 1976 avec Kris Kristofferson), Lady Gaga enfile le costume (fait pour elle) d’une star de pop montante au physique pas mainstream, sous le regard d’une vedette de country sur le retour (Bradley Cooper, devant et derrière la caméra).

Après avoir été l’American Sniper de Clint Eastwood, Cooper passe à la réalisation et sonne juste en star alcoolique face à une Lady Gaga tantôt en retenue (sans maquillage, au naturel), tantôt phénoménale de performance (toutes les musiques sont composées par la chanteuse de Bad Romance, et interprétées en live, dont le tube Shallow dont on parle déjà pour les Oscars).

Sans gloser sur la symbolique très 2018 de la chute du masculin face à l’avènement du féminin (car le vrai propos du film c’est surtout la question de la réussite), la séduction du film tient en grande partie à la manière dont Bradley Cooper (rejouant la figure du cowboy hollywoodien solitaire et sexy, avec barbe de trois jours et chapeau sur les yeux pour masquer toutes ses failles) assume la trajectoire de repli de son personnage face à l’éclosion d’un autre (en l’occurrence la femme qu’il aime).

Un bémol peut-être pour le classicisme du scénario, qui eut mérité un peu plus d’inattendu. Mais ne boudons pas notre plaisir parce qu’il est grand, à voir les grandes icônes hollywoodiennes s’animer encore.

A Star is born. Drame musical. De et avec Bradley Cooper. Avec Lady Gaga – 175’

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