Rock Werchter 2018 : les 5 trucs majeurs à retenir

Une édition 100% Diables Rouges marquée par un nouveau record de fréquentation et des générations qui cohabitent pour le meilleur. Moustique vous fait le débrief.

copyrightMathieu Golinvaux

Une bonne nouvelle pour commencer. L’édition 2019 de Rock Werchter se déroulera du jeudi 27 au dimanche 30 juin, soit une semaine avant les Ardentes. Donc pas de choix cornélien à faire l’année prochaine. Vous pourrez (et nous aussi) assister aux deux festivals. Cool. Place maintenant au débrief d’un cru exceptionnel. Les photos sont signées Mathieu Golinvaux.

Des chiffres, des records

Rock Werchter a battu un nouveau record de fréquentation avec une assistance cumulée de 349.000 spectateurs. Un truc de ouf ! Ils étaient 85.000 jeudi et 88.000 les trois autres jours. Preuve de la réputation internationale du festival, pas moins de 109 pays étaient représentés sur scène et dans la plaine. Pearl Jam est le groupe qui a attiré le plus de nationalités différentes. Avec ses quatre scènes, Rock Werchter a invité pas moins de 96 groupes.

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Supporters des Diables

Douze artistes ont choisi de porter le maillot des Diables Rouges (Roméo Elvis, Angèle, Millionaire, Snow Patrol, Kaleo, Stikstof, The Script, The Killers, Post Malone…). On doit l’hommage le plus inspiré à Pearl Jam qui a dédié I Believe In Miracles (Je crois aux miracles), une cover des Ramones, à notre équipe nationale.

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Le sommet David Byrne

C’est un artiste de 66 ans qui a signé la prestation la plus futuriste, la plus enthousiaste et la plus emballante du week-end. Il s’appelle David Byrne et nous a donné des frissons. Des grands frissons. En tournée mondiale pour soutenir son récent album solo « American Utopia », l’ex-Talking Heads a livré un set en forme de best of de toute beauté. Le pitch ? Il commence tout seul, assis à une table où est posé un crâne. Costume gris, chevelure poivre/sel, pieds nus, il s’interroge sur l’état du monde, sur la nature humaine. Le constat est sans appel mais il reste optimiste malgré tout. Un danseur, portant un costume identique apparaît sur scène. Puis un musicien, un autre, encore un autre. Au total, ils sont douze. Tous debout, tous mobiles avec leur instrument portatif. Trois batteries, des grattes, des tambours, des claviers, des instruments africains…

Ils signent des chorégraphies pas groupes de quatre, de trois, disparaissent derrière un rideau de tresses dorées et reviennent comme par enchantement. Régulièrement, ils s’avancent aussi à douze de front pour nous danser comme des marionnettes. Souriantes, communicatives, pleines de vie et, comme toujours chez Byrne, pleines de rythmes. Entre le concert de rock, le ballet, le théâtre et la prouesse technologique, c’est la musique qui s’impose comme fil rouge de ce spectacle époustouflant. Le répertoire provient d’ »American Utopia » (Everyday Is a Miracle, Everybody’s Coming To My House, Here, I Dance Like This) , des multiples collaborations de David Byrne et des Talking Heads. I Zimbra, Slippery People, This Must Be The Place, Once in a Lifetime, Blind, Burning Down The House. Ne manquait à l’appell que Pyscho Killer. La claque du festival.

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Le choc des générations

Il y a eu Angèle, son frangin Roméo Elvis (et Marka dans le backstage qui faisait la promo d’une réédition d’Allez Allez), l’incroyable révélation soul Jorja Smith (interview dans Moustique la semaine prochaine) ou les punks anglais Idles qui ont mis un sacré boxon. Mais à Werchter, plus qu’ailleurs, les grands groupes ne meurent jamais.  Gorillaz, Pearl Jam, un Jack White particulièrement inspiré, Nine Inch Nails, les revenants Alice In Chains et Nick Cave dans un répertoire particulièrement émouvant ont brillé ce week-end. Sur le site, jeunes et moins jeunes cohabitent sans le moindre préjugé. On a vu des quadras à Roméo Elvis et ce sont des ados qui fait le pogo durant Alice In Chains. Quant aux inusables Pearl Jam et Nine Inc h Nails, ils attirent des fans de tous les âges et de tous les coins du monde. Et c’est beau à voir.

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Notre avis

Rock Werchter reste la Rolls des festivals. Dans le genre, c’est le meilleur festival du monde. Point. Ce n’est pas du chauvinisme. C’est la réalité. Rien que sur la journée de dimanche, les spectateurs ont eu droit à Arctic Monkeys, Nick Cave And The Bad Seeds, Nine Inch  Nails, Noel Gallagher, Rone, Roméo Elvis, Idles ou encore Eels. Difficile de faire la fine bouche. L’ajout d’une quatrième scène plus « alternative » (moins « blockbsuter » à l’échelle de Werchter) va faire du mal à la concurrence.

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