Le festival Les Ardentes bat tous les records pour cette 13ème édition

Portée par les prestations d'Orelsan, NTM, Niska, MC Solaar et des Diables Rouges, l'affiche 2018 du festival liégeois est un grand cru.

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Sous le soleil exactement. Et avec du monde, beaucoup de monde. C’est ainsi qu’on pourrait résumer cette 13ème édition des Ardentes qui a battu tous les records en terme de fréquentation. Avec deux journées et le pass combi sold-out, c’est près de 100.000 personnes qui ont foulé la plaine du festival liégeois. Un événement qui a réussi son tournant urbain et a été marqué par des concerts extrêmement forts, comme celui d‘OrelSan le samedi soir. L’artiste français, qui a retourné les plateformes de streaming avec son album « La Fête Est Finie » a clôturé cette troisième journée dans un bain de foule ahurissant. Il paraît même que son partenaire sur le titre La Pluie -Stromae- qui jusqu’ici était le tenant en titre du record de foule pour son concert grandiose aux Ardentes en 2014 ait été battu. Un show déroulé avec classe par un artiste attachant, qui sait comment s’attirer la faveur d’un public pour le coup assez bigarré. En mettant des mots sur le quotidien de chacun, le Caennais a livré une performance en deux temps, chauffée par des titres qui ont quasiment pris le statut d’hymnes comme Basique et Tout va bien, pour enchaîner sur RaelSan et balancer Le Chant des Sirènes.

 

BASIQUE #lesardentes18 @orelsan ? pic @forbidden_colours_

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Autre moment fort, le concert de NTM. JoeyStarr et Kool Shen, qui comme ils l’ont rappelé sur scène, atteignent 100 ans d’âge à deux, ont profité de la première soirée du festival pour dégainer toute leur fougue. Avec un répertoire bourré de classiques comme Laisse pas traîner ton fils, Pose ton gun ou encore Ma Benz avec Lord Kossity qui s’était déplacé pour l’occasion, le duo de rappeurs légendaires a donné des frissons aux milliers de gens massés pour voir un concert rare. D’énergie, de puissance et de générosité. Mieux, cette affiche qui comprenait la venue d’artistes comme Night Lovell, Wiz Khalifa, Migos, Niska, Bigflo & Oli, Caballero & JeanJass, Angèle, Moha La Squale, The Internet, Massive Attaque et des dizaines d’autres n’aura subi aucune annulation. Et c’est assez rare pour le signaler. Bon, il y aura eu quelques retards, comme les Migos dimanche qui ont pris leur temps (près d’une heure) avant de fouler la poussière de Wallifornia Beach. Et certaines prestations décevantes aussi, notamment celle de Skepta, le boss de la Grime made in UK, qui semblait avoir oublié les règles de bases quand on donne un concert, soit ne pas se barrer de la scène après trois titres, mais ce n’est qu’un détail d’une programmation qui aura profité de son aura chaque jour.

Même le match des Diables Rouges vendredi, qui aurait pu donner un coup dans l’aile au concert de MC Solaar pour sa deuxième date en dix ans, aura finalement galvanisé les foules. Tous les festivaliers se souviendront de ce vendredi très particulier pour la Belgique et de l’endroit où ils étaient pour s’époumoner face à une Coupe du Monde diablement excitante. Pour son retour sur scène, Claude MC a donc profité d’une effervescence indescriptible, mais aussi d’une sacrée carte à son jeu, celle qui pique le cœur et transforme la foule en chorale géante : des tubes comme Caroline, Solaar Pleure et Nouveau Western. Un set intelligemment pensé, articulé entre quelques morceaux de son huitième album Géopoétique, mais surtout de nombreux classiques. Cette édition 2018, elle était très jeune -20 ans de moyenne d’âge-, elle était puissante et surtout, elle était très belle. On se dit à l’année prochaine.

 

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