Avignon gay-friendly

C'est aujourd'hui que démarre la 72e édition du festival d'Avignon aux accents résolument LGBTQ. La Belgique n'est pas absente.

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Du 6 au 24 juillet, musique, danse, performance et théâtre questionneront le genre et les identités sexuelles. « Il est temps que les normes qui sont dominantes soient déconstruites.». C’est ainsi que David Bobée défend le choix de la programmation pour la nouvelle édition du festival. Le metteur en scène français s’est vu confié le « Feuilleton théâtral » qu’il a intitulé « Mesdames, Messieurs, et le reste du monde », en référence aux stéréotypes de genre.

Une thématique qui n’est pas sans faire réagir au sein même de la cité des papes. L’archevêque de la ville Mgr Jean-Pierre Cattenoz a notamment demandé à ce que le festival ne soit « plus centré sur l’homosexualité et le transgenre ». Une réaction qui n’impressionne pas David Bobée : « J’ai espoir que ça n’arrivera pas, mais je me prépare à être attaqué par la fachosphère et par des groupuscules religieux un peu extrêmes » a-t-il déclaré à l’AFP.

La Belgique présente, d’une façon ou d’une autre

Il a fait sensation en 2016 avec sa version des Damnés, d’après Luchino Visconti, le belge Ivo van Hove (photo) revient avec Les choses qui passent, adaptée cette fois de l’écrivain néerlandais Louis Couperus. Une nouvelle pièce abordant les liens familiaux et les lourds secrets qui se transmettent de génération en génération…

La Belgique est aussi présente, tristement, dans La Reprise – Histoire(s) du théâtre(s) de Milo Rau. Le metteur en scène suisse allemand s’inspire du meurtre homophobe de Ihsane Jarfi. Le 22 avril 2012, le jeune homme est enlevé en sortant d’un bar gay à Liège puis tabassé à mort. Il avait 32 ans. Milau Rau se sert de ce fait divers tragique pour interroger la représentation d’une victime sur scène.

Pierre Poulain (st.)

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