Foo Fighters impressionnant au Sportpaleis

Bonne humeur, énergie, surprises… Joué comme ça, le rock ne mourra jamais.

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Après sa prestation cinq étoiles à Rock Werchter l’année dernière, tous les bookmakers pariaient pour une retour de la formation américaine en tête d’affiche d’un festival  cet été, à Werchter ou au Pukkelpop.  C’est finalement au Sportpaleis que leur présence a été confirmée entraînant une ruée épique sur les tickets. Et la perspective d’assister à un concert de Foo Fighters dans ce chaudron chauffé à blanc par les fans les plus hardcore  a surmonté chez nous la crainte –hélas confirmée- de se retrouver dans les embouteillages  anversois (avec la Foire d’Anvers et la finale de la coupe de Belgique de basket dans le même quartier, ça fait beaucoup).

Trois grattes

Avec trois guitares, une section rythmique en béton (le batteur exubérant Taylor Hawkins, le bassiste  stoïque Nate Mendel) et un claviériste qui parfume ses touches de patchouli, les Foo Fighters font oublier pendant deux heures trente tous ces imbéciles qui radotent sur la prétendue mort du rock and roll. Sur scène, le groupe est une machine de guerre bien huilée et possède un répertoire où les refrains pop se marient avec des compositions plus dures. Mais là où il fait la différence, c’est dans cet esprit de potaches qui anime toujours ses membres après vingt-cinq ans d’existence.

Ramones et Grease

Nourris dès l’adolescence de punk-rock, de bières, de comics et d’héros de la grande histoire du rock and roll, les Foo Fighters gardent cette fougue juvénile. Ils jouent comme s’il s’agissait de leur premier concert. Ou du dernier. Ils ne dosent par leurs efforts. Ils se donnent à fond. Ils osent tout. Comme ressortir des codes d’antan (un solo de batterie à la Kiss avec plate-forme qui s’élève au-dessus de la scène) ou truffer la setlist de reprises improbables (le Jump de Van Halen joué sur l’air d’Imagine de Lennon, Under My Wheels d’Alice Cooper, You’re The One That I Want exhumé du soundtrack de Grease, Under Pressure de Queen ou encore, ouf, un Blitzkrieg Bop des Ramones choisi par le vétéran Pat Smear).

A fond les manettes

Foo Fighters est aussi l’un des rares groupes rock de ce niveau (avec Bruce Springsteen et son E Street Band) a pouvoir enchaîner des morceaux sans  temps mort et à modifier chaque soir son répertoire .  Comme à Rock Werchter, le début du set est tout simplement époustouflant. Run, All My Life, Learn To Fly, The Pretender et The Sky Is a Neighborhood sont exécutés à fond les manettes. Que du tube, que du lourd, que du bon.  Dégoulinant de sueur, Dave Grohl va sans cesse chercher la foule. Il balance des solos de gratte sur les devants de la scène, salue les fans de la première heure en déterrant l’ iconique My Hero, taquine les autres et se marre du début à la fin.  Pas étonnant qu’on le surnomme le « Mister Nice Guy » du rock and roll. Et quand l’heure de se quitter approche, il envoie avec  sa troupe une nouvelle salve imparable en rappel avec la triplette Time Like These, This is a Call (leur tout premier tube) et Everlong.  La Belgique aime Foo Fighters, Foo Fighters aime la Belgique. Une toute grosse prestation. Enorme même. 
 

 

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