Jurassic World : Fallen Kingdom, un divertissement honnête

Trois ans après l’attaque sur les pauvres visiteurs du parc Jurassic World, les dinosaures ont été livrés à eux-mêmes sur l’île d’Isla Nublar. Mais suite au réveil d’un volcan, une seule question se pose : faut-il sauver les dinosaures ou laisser la nature reprendre ses droits ?

Jurassic World ©Prod

Dès le pitch, Jurassic World : Fallen Kingdom se rapproche des thèmes brassés par le premier Jurassic Park, réalisé il y a tout juste 25 ans par Steven Spielberg. Aujourd’hui, et plus que jamais, il y est question de l’homme qui se prend pour Dieu, des dangers de la génétique, et de cette relation étrange, mêlant peur et fascination, entre les êtres humains et ces bêtes préhistoriques.

Pour Juan Antonio Bayona, c’est l’occasion de motiver les choix éthiques de ses personnages. S’ils retournent sur l’île maudite, c’est non seulement pour sauver les dinosaures, mais surtout pour mieux la quitter, dans une séquence haletante qui confirme le talent du réalisateur espagnol et renvoie à Lo Imposible sorti en 2012.

Malheureusement, Fallen Kingdom souffre d’une deuxième partie, sur la terre ferme cette fois, qui lorgne un peu trop sur la formule établie par le précédent Jurassic World. Normal, quand on sait que le film a amassé plus d’un milliard six cents millions de dollars à travers le monde, et ce malgré la critique négative. La réflexion fait alors place à de l’action, certes réussie, mais légèrement répétitive (certaines scènes rappelant fortement les deux premiers volets de la saga). Bayona peine à imposer sa patte et se contente de filmer un nombre toujours plus impressionnant de dinosaures, réels ou inventés pour les besoins du scénario.

Finalement, entre les attaques qui s’enchaînent à un rythme effréné, on se dit qu’il faut se faire à l’idée que le chef-d’oeuvre de Spielberg ne sera jamais égalé et qu’il faut prendre ces suites pour ce qu’elles sont. Des divertissements honnêtes, masquant des ficelles parfois grossières sous des combats de dinosaures en 3D. Comme le disait le personnage de Jeff Goldblum en 1993 : « Dieu crée les dinosaures. Dieu détruit les dinosaures. Dieu crée l’Homme. L’Homme détruit Dieu. L’Homme crée les dinosaures. Les dinosaures mangent l’Homme. » Et c’est exactement ce que propose ce cinquième film.

Jurassic World : Fallen Kingdom – Réalisé par Juan Antonio Bayona avec Chris Pratt, Bryce Dallas Howard, James Cromwell – 128’

Sur le même sujet
Plus d'actualité