L’extraordinaire voyage du Fakir : une adaptation trop lisse du best-seller littéraire

La star indienne Dhanush sauve ce film sympathique mais sans aspérité.

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L’extraordinaire voyage du Fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikéa (le titre a été raccourci pour le cinéma), best-seller surprise de l’année 2013 paru aux éditions Dilletante avait pour particularité d’avoir été écrit par un auteur inconnu au parcours atypique. Romain Puertolas, alors jeune lieutenant à la police des frontières en région parisienne, avait écrit l’ouvrage d’une traite sur son téléphone portable le temps d’un été lors de ses trajets en RER, avant d’être enfin accepté par un éditeur (après sept refus). Une publication de conte de fée, à l’image du récit rocambolesque que le roman – et le film, co-scénarisé par l’auteur – racontent, en version anglaise. 

On y suit le parcours fantasque du malicieux Aja (Dhanush, une star en Inde), orphelin et magicien à ses heures qui désire disperser les cendres de sa mère entre Bombay, un Paris de carte postale (avec Gérard Jugnot en chauffeur de taxi), Rome (aux côtés de Bérénice Béjo en star de cinéma qui prend Aja sous son aile) et des camps de migrants égarés entre Barcelone et la Lybie. Ecrasé par ses références indiennes (Slumdog Millionaire, Lion) et réalisé sans prise de risque cinématographique par le canadien Ken Scott (Starbuck – après qu’on eut annoncé Marjane Satrapi à la réalisation ou Uma Thurman dans le rôle de la star), le film se veut une fable bienveillante sur les migrants. Mais d’évidentes bonnes intentions ne suffisent pas à faire un bon film lorsque manque la magie.

L’extraordinaire voyage du Fakir – Réalisé par Ken Scott. Avec Dhanush, Bérénice Béjo – 100’

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