Le cas Fitzgerald, le premier livre de l’été

Le cas Fitzgerald ou comment les manuscrits de l’auteur de Gatsby attirent des malfrats d’un genre nouveau. John Grisham ouvre la saison des livres de l’été avec un beach book sans prétention, mais cultivé et bien ficelé.

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Ils sont cinq et s’attaquent, non pas au coffre-fort d’une banque, mais à la réserve précieuse de la bibliothèque Firestone de l’université de Princeton. Leur butin? Cinq manuscrits – dont celui de Gatsby le magnifique – signés de la main de Francis Scott Fitzgerald, l’un des grands maîtres de l’histoire de la littérature américaine. La compagnie d’assurance qui a ces objets d’art sous contrat fait appel à une agence privée afin de tracer l’itinéraire des manuscrits partis dans la nature.

Agence privée qui approche Mercer Mann, jeune romancière en crise d’inspiration et dans la dèche, afin de s’introduire dans l’entourage de Bruce Cable, propriétaire d’une librairie très courue de Santa Rosa sur l’île de Camino en Floride. Figure locale, playboy cultivé et grand collectionneur, Bruce Cable est soupçonné de trafic de manuscrits et d’ouvrages coûteux. Rémunérée comme elle ne l’a jamais été, Mercer rejoint Camino, s’installe dans le bungalow laissé en héritage par sa grand-mère et démarre son travail d’infiltration, jusqu’au jour où…

Dans Le cas Fitzgerlad, livre atypique – on s’éloigne très fort du thriller juridique dont il est le champion du monde en titre – John Grisham décrit la petite communauté intellectuelle de Camino, et explore les sentiers, peu connus, du marché noir des livres précieux et objets d’art rares pour lesquels de riches bibliophiles sont prêts à débourser des sommes hallucinantes. C’est instructif, léger, divertissant et ensoleillé – le décor tranquille et bourgeois de Camino ayant au moins cet avantage de mettre votre esprit en mode repos et, pour les plus envieux, de mettre l’eau à la bouche.

Le cas Fitzgerald, Editions Lattès, 397 p.

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