The End, un thriller botanique par Zep

C’est devenu une saine habitude. Entre deux albums de Titeuf, Zep sort un one shot.

Avec The End, Zep réussit un thriller botanique. ©Rue de Sèvres

“Chaque livre me repose du précédent”, avoue-t-il. On loue cette pratique qui convient à merveille à cet auteur prolixe mais rarement pris en flag’ de bâclage. Encore sous le charme de l’excellent Un bruit étrange et beau, on entame The End avec un brin d’anxiété: et si nous lisions LE Zep qui nous décevrait. Eh bien non, toujours pas, tant ce thriller botanique est séduisant.

L’histoire développe un récit de genre sans oublier de l’ancrer dans l’humain. Puis le dessin de Philippe “Zep” Chappuis, à la fois fluide et fouillé, qui masque bien le boulot nécessaire à sa réalisation, comme le confirme l’intéressé: “Je rêverais de faire comme Hugo Pratt, qui trace un trait, et dit: ‘ça, c’est un laboratoire de botanique.♠’ Et paf! Tout le monde y croit… Moi, je dois beaucoup bosser pour y arriver! Même si je ne suis pas obsédé par le réalisme, je m’applique, car ça m’ennuierait qu’on pense que je prends à la légère le monde dont je parle!”  Un monde qui perd le nord, un monde au bord du gouffre, avec des animaux déboussolés et des hommes qui tombent, un monde, le nôtre, qu’on voit différemment une fois ce grand livre refermé.

The End – Zep – Rue de Sèvres, 88 p.

Sur le même sujet
Plus d'actualité