Quand Maurane nous livrait ses souvenirs d’été

En juillet 2014, Sébastien Ministru recevait la chanteuse dans sa série Tac au tac de l'été. Un moment de tendresse où elle évoque ses souvenirs d'enfance en vacances.

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Si on parle de vacances d’enfance, qu’est-ce qui vous revient l’esprit?

Duinbergen à la Côte. Pendant les deux mois de vacances, j’y étais avec mes grands-parents. Je faisais partie du club des Ours blancs, un club de gym que j’adorais. On faisait de la barre, des jeux de ballon, on allait nager. C’était une très belle période de ma vie. Charles Bertin dans La petite dame en son jardin de Bruges raconte comment il mettait sa tête sur le sable pour entendre les pas et les dires des gens, j’ai vécu ce genre de sensations. La seule chose qui me rendait malheureuse, c’est que j’étais souvent au régime…

Qui vous mettait au régime?

Ma grand-mère. Je voyais tous les mômes manger des glaces à quatre boules et moi, j’étais là avec mon fromage blanc! Pour ma grand-mère, j’étais l’incarnation d’une petite Claudine qu’elle avait perdue et donc je pense qu’elle a voulu me construire à son image. Il fallait que je sois parfaite et mes rondeurs ne la satisfaisaient pas…

Sur la plage, vous aviez des complexes?

Mais j’en ai toujours eu! Quand vous êtes au régime depuis l’âge de quatre ans… Quand mon grand-père me surprenait sur la digue avec un bonbon, il allait le raconter à ma grand-mère. C’était humiliant, mais bon… À part ça, c’était très gai.

Vos parents n’étaient pas de grands voyageurs…

Non. La première fois que j’ai pris l’avion, j’avais 11 ans et on est allés à Majorque. C’est un souvenir magique, cette étendue ver te, bleue, turquoise. À Majorque, j’avais l’impression d’être au bout du monde. Depuis, j’ai un peu voyagé – jusqu’à Nouméa -, mais Majorque n’a pas baissé dans mon souvenir.

Une saveur qui vous ramène à vos vacances d’enfance?

À part celle du fromage maigre… À Damme, il y a ce restaurant – Siphon -, ils ne prennent toujours pas de cartes de crédit et ils ont toujours la même carte… On y allait une fois par semaine, mais je ne pouvais pas manger de frites… Seulement, j’avais un copain, un serveur – Guido – pour qui j’ai gardé une infinie tendresse. Et de temps en temps, il me faisait venir en cuisine. Et pendant que ma grandmère, à table, sirotait son Paradise, Guido me donnait des petits toasts aux crevettes, au crabe ou à l’anguille fumée… C’étaient mes petits interdits!

Vous souvenez-vous du goût de votre premier baiser de vacances?

Oh, mon Dieu, oui, c’était franchement dégueulasse (rire). C’était près de Biarritz, j’avais 14 ans… Avec un garçon qui n’était pas très beau et que tout le monde appelait Pare-chocs parce qu’il avait de très grosses lèvres. Son baiser n’était pas très subtil, j’avais l’impression d’avoir la tête sous l’eau… Mais quelques jours plus tard, un pote israélien qui partait m’a donné un baiser phénoménal, langoureux et sensuel, et je me suis dit: “Ah oui, d’accord, je comprends mieux”. Il m’a éduquée au baiser et je lui dis merci…

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