« Le dîner de cons » fête ses 20 ans

Quatre choses que vous ignoriez sur ce film, emblème des années 90.

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Sorti en avril 1998,  « Le dîner de cons » a marqué l’histoire du box-office, rassemblant plus de 9 millions de personnes dans les salles obscures. Grâce à des répliques cultes  («Il s’appelle Juste Leblanc » – « Ah bon, il n’a pas de prénom ?»), Francis Veber installe François Pignon, génialement immortalisé par Jacques Villeret, au panthéon des personnages cultes de la comédie française.

François Pignon existe vraiment

En 1998, ils étaient même onze à porter ce patronyme. C’est ce qu’a expliqué le réalisateur Francis Veber, après avoir reçu une injonction des « vrais » François Pignon, à changer le nom de son personnage. L’un d’eux va jusqu’à envoyer un courrier au cinéaste, expliquant les moqueries qu’il subit au quotidien. « On a commencé à me traiter d’emmerdeur, puis de pédé, à cause du Placard, et maintenant, on me traite de con, je vous en prie, arrêtez cette persécution. » A force de contacts, ils deviendront finalement amis.

Steven Spielberg est un grand fan du « Dîner de cons »

Après avoir remporté un succès phénoménal en France et en Belgique, « Le dîner de cons » a fait de l’œil aux producteurs américains. Comme « La cage aux folles »,  « Le dîner » a fait un joli score au box office outre-Atlantique avec plus de 900.000 entrées. Steven Spielberg, qui l’avait vu en session privée et qui s’était bien bidonné, ira jusqu’à proposer d’en faire un remake. Une idée qui n’aboutira jamais, par contre même si Spielberg reste un grand fan du film. Il sera finalement adapté en 2010 à Hollywood et nommé « The Dinner » avec Steve Carell et Paul Rudd. Un désastre.

Le tournage du film a été très éprouvant

Le duo Thierry Lhermitte-Jacques Villeret, passionné des sculptures en allumettes, n’a pas été simple à mettre en place. Selonde Francis Veber, qui se confiait au Parisien, le tournage s’est apparenté à un chemin de croix. « On ne s’est pas amusés du tout. C’est tellement mathématique de réaliser une comédie aussi calibrée… » Certaines scènes ont nécessité jusqu’à 30 prises. Point positif, alors que certaines représentations de la pièce dont est tirée le film avaient dû êtres annulées en raison de l’état d’ébriété de Jacques Villeret, ce dernier a tenu à distance la boisson lors du tournage du film.

Des dîners de cons ont réellement été organisés

D’après Veber, les dîners de cons ont réellement existé à une époque. Jacques Martin, par exemple, y aurait participé comme convive. Moins drôle pour Claude Brasseur, puisqu’il y aurait participé comme con sous les conseils de Jean Castel, sans être évidemment tenu au courant de son rôle lors de ce souper.

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