Atomium: Soixante ans et toutes ses boules

Œuvre de l’Expo 58 qui se voulait éphémère, l’Atomium s’impose toujours comme le symbole inoxydable de Bruxelles et de la Belgique de papa.

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165 milliards

Non, l’Atomium ne représente pas un atome, mais bien un cristal de fer (soit une maille d’atomes) grossi 165 milliards de fois. Le détail a son importance car si les concepteurs avaient voulu symboliser un atome de fer, il aurait fallu 82 boules, réparties en 26 protons, 26 électrons et 30 neutrons.

42 millions

En 1958 ce sont plus de 42 millions de visiteurs qui ont débarqué à Bruxelles durant les 200 jours de l’Exposition universelle. La grande majorité a voyagé à travers la bizarrerie que constituait l’Atomium.

BelgaImage

550.000

En 2017, un demi-million de personnes ont visité les expos, permanentes ou non, et ont mangé dans le resto. Une embellie après une année 2016 décevante et marquée par la psychose des attentats.

102 mètres

La structure culmine à plus de 100 mètres de hauteur, soit un tiers de celle de la tour Eiffel. Chaque boule a un diamètre de 18 mètres et les vingt escaliers électriques qui les relient font 35 mètres de long.

2.400 tonnes

Le poids total de l’Atomium alors que chacune de ses neuf boules avoisinent les 250 tonnes.

Le point final

À l’instar de la tour Eiffel , l’Atomium à l’origine ne devait pas  survivre à l’Exposition universelle. À la croisée de l’audace architecturale et du génie artistique, l’édifice imaginé par l’ingénieur André Waterkeyn doit son salut à l’amour que lui ont directement porté les Bruxellois. Et aux reports incessants de sa démolition, Belgique oblige. Né pour marquer la révolution scientifique qui animait les années 50, l’Atomium laisse à penser que ses neuf sphères représentaient les neuf provinces de l’époque (pré-scission du Brabant). Là aussi, pure légende. Il s’agit en réalité d’une coïncidence. On l’a dit, le géant de fer évoque une maille d’atomes suivant une structure dite “cubique centrée”, d’où les neuf boules qui le composent. Cette croyance populaire renforce l’aspect fédérateur de l’Atomium et on ne va pas s’en plaindre. D’autant que les rénovations du début du millénaire ont rendu son éclat inoxydable à ce que CNN a élu “monument le plus bizarre d’Europe” en 2013.

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