Stromae en invité surprise du concert grandiose d’Orelsan à Forest National

Entouré d’un vrai groupe live et de tous ses potes, le rappeur français a offert une vraie fête ce vendredi à Forest National. Oui, Orelsan est loin, très loin devant tous les autres.

bonorelsan

« Eh les Belges, vous me donnez envie de changer de nationalité. ». C’est un Orelsan particulièrement ému qui s’adresse de cette manière au public belge qui a rempli jusqu’au dernier recoin le bunker de Forest National ce vendredi. Il est alors 22h30. Comme il le chante sur son dernier album, « La Fête est Finie ». Mais la Fête a été belle, intense, variée, contrastée et d’un niveau musical rarement atteint pour une prestation hip-hop.

Un son magistral

Car, elle est là la grosse différence. Contrairement à la plupart des artistes rap francophones de sa génération, Aurélien Cotentin ne se contente pas de venir chanter ses tracks sur scène avec un beatmaker et une clef USB. « Je vais vous présenter mon groupe. Je sais qu’on en a rien à foutre parce c’est du rap, mais moi j’ai un groupe «  ,dit-il avant de balancer la sauce sur Bonne Meuf, extrait de son troisième album La Fête est Finie qui dépasse déjà les 500.000 exemplaire vendus. Outre son fidèle Skread qui est à la réalisation de tous ses enregistrements, on retrouve sur scène un claviériste/programmateur, un batteur et un multi-instrumentiste qui cumule les jobs de guitariste, bassiste et claviériste. C’est du lourd et du coup, les compositions de l’artiste trentenaire prennent une toute autre dimension. Dès l’intro magistrale de San, qu’Orelsan chante au-dessus de la scène installée en équilibre sur une plate-forme, le son est magistral. Pas de beats compressés ici, pas de voix qui se perd sous un déluge d’infrabasses. On comprend toutes les histoires qu’Orelsan nous raconte et on apprécie les subtilités des arrangements de Skread.

Basique

100% bonnes vibes, la prestation du grand vainqueur des dernières Victoires de la Musique (artiste de l’année, album de musiques urbaines, vidéo-clip) s’appuie forcément sur ses derniers tubes mais n’oublie pas non plus le répertoire de ses débuts.  Parfaitement équilibré (garçons/filles, ados/adultes, look de fan de rap/look frimeur hipster), le public a droit à deux versions de Basique, la seconde donnant lieu à un pogo exaltant. Orelsan se marre, lâche des vannes mais bouleverse aussi avec son interprétation de Tout Va Bien. « Si les hommes se tirent dessus, c’est parce qu’il y a des vaccins dans les balles ». Bien dit, si ça pouvait être vrai… N’en déplaise aux vieux cons et aux censeurs, il y a aussi de la vraie poésie et du fond dans le hip-hop.

Chantons sous la pluie

Généreux, Orelsan ouvre les espaces et n’oublie pas ses potes. Gringe, son acolyte des capsules Bloqués (Canal +) est de la party. Tout comme les Casseurs Flowters ressuscités en fin de concert. Sa gentille mamy fait aussi une apparition sur grand écran à la fin de Défaite de famille . Et ce que tout le monde espérait se produit  au rappel. Stromae a quitté pour quelques minutes sa femme enceinte pour retrouver son complice. Stromae sort de son silence et remonte sur scène à Forest National pour chanter La pluie. Une pluie qui ne mouille pas mais qui désaltère les esprits et les cœurs. Oui, c’ était une belle fête ce vendredi à Forest National. Inoubliable.

Orelsan sera aux Ardentes le samedi 7 juillet et au Brussels Summer Festival le 16 août. Vu le succès de sa tournée, un retour en salle à la rentrée semble plus que probable. 

 

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