Dubosc surprend avec Tout le monde debout.

 

L’humoriste réalise une comédie pas si beauf sur un dragueur mytho pris à son propre piège.

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On s’attendait au pire, il est évité. Pour son premier long métrage, Dubosc exploite le personnage qui l’a fait connaître : celui de Jocelyn, vraie caricature d’enfoiré qui ment sur tout (ses origines, son nom…) pour draguer des gonzesses. « Baiser en étant moi-même ça ne m’intéresse pas » lâche-t-il à son meilleur pote atterré (Gérard Darmon). Jusqu’à sa rencontre en forme de quiproquo avec une jeune femme très douée en fauteuil roulant (Alexandra Lamy) qui l’oblige à se regarder en face pour la première fois, et à voir un homme qui n’en est pas un malgré des jambes qui fonctionnent. Si Dubosc avait eu la moindre complaisance envers lui-même, le film aurait été insupportable. Mais parce qu’il ne cesse de rire de lui (avec sa « gueule de vieux beau » déclassé), fidèle à un humour scato (Darmon est quand même proctologue) masquant une certaine pudeur de sentiments, et malgré une facture trop formatée, on serait presque tenté de dire que Dubosc atteint un truc inédit : renouveler l’humour hétéro de base. Qui l’eut crû. – J.G

 

 

 

Comédie

Tout le monde debout

Réalisé par et avec Franck Dubosc. Avec aussi Alexandra Lamy, Gérard Darmon, Elsa Zylberstein, Claude Brasseur – 107’

 

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