The Mercy : l’odyssée de Colin Firth

L'acteur britannique émeut en marin en perdition dans The Mercy (Le Jour de mon retour).

the_mercy_1

« Un homme seul en mer est plus seul que tous » prévient le film. Spécialiste des biopics de l’extrême depuis Une merveilleuse histoire du temps (sur le scientifique Stephen Hawkins), le réalisateur britannique James Marsh s’attaque à une figure tragique de la navigation qui défraya la chronique en 1969. Et pour cause. Donald Crowhurst (Colin Firth) est un père de famille comblé, voileux dans l’âme mais marin amateur qui participe au premier tour du monde sans escale (la course du Golden Globe, organisée par le Sunday Times) pour sauver ses finances, avant d’être porté disparu. Traité comme une métaphore de la vie humaine, cette course en solitaire a de quoi émouvoir. Dommage que le film n’ouvre pas plus son horizon sur les concurrents de Crowhurst (notamment l’écrivain et navigateur Bernard Moitessier, auteur de la fascinante Longue route) et s’enferme dans une chronique familiale tire-larme (Rachel Weisz attendant le retour de son homme). Le film touche surtout grâce à Colin Firth en homme à la dérive, sombrant sans retour possible à la poursuite de son idéal. 

The Mercy / Le jour de mon retour. Réalisé par James Marsh. Avec Colin Firth, Rachel Weisz – 102’

 

Sur le même sujet
Plus d'actualité